Combinaison optimale de commerces difficile à maintenir au marché By

Depuis de nombreuses années, le marché By vit de profonds changements alors que les commerces de vente au détail font progressivement place à des restaurants et à des lieux de sorties nocturnes. La Ville d’Ottawa a déployé beaucoup d’efforts pour limiter le nombre de bars et de boîtes de nuit en instaurant par règlement des distances de séparation minimales.

La Ville a aussi adopté un règlement de restriction provisoire visant à contrôler l’emplacement et la taille des boîtes de nuit et des bars. Or, depuis l’entrée en vigueur de ce règlement, un nouveau problème se pose avec l’ouverture de restaurants qui, lentement, se transforment par la suite en bars.

Les résidents de la Basse-Ville sont préoccupés par les enjeux associés au maintien d’une combinaison optimale de commerces dans notre secteur. Nous voulons tous un marché By qui soit dynamique, sécuritaire et accueillant. Un marché By dynamique est un marché qui permet aux résidents et aux touristes de tous âges de profiter du secteur chaque jour de la semaine.

J’ai récemment pris la parole dans le cadre d’un appel présenté devant la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO), et c’est là l’une des préoccupations que les résidents ont soulevée à maintes reprises. Un certain nombre d’entreprises du marché By font actuellement l’objet d’une enquête pour avoir illégalement transformé leurs activités par rapport à l’usage permis initialement.

Le principal problème est que la CAJO ne fait pas de distinction entre un restaurant et un bar lorsqu’elle délivre un permis d’alcool. Lorsqu’un établissement se voit délivrer un permis d’alcool, il a le droit de vendre de l’alcool entre 11 h et 2 h. Dans certains cas extrêmement rares, la CAJO impose des restrictions. Cette façon de délivrer les permis incite les établissements à allonger leurs heures d’ouverture pour accroître leurs revenus. 

Vous avez peut-être entendu parler du litige qui oppose les résidents de la Basse-Ville et le Headquarters, un nouveau salon de coiffure jumelé à un café. Pendant longtemps, c’est l’entreprise Canadian Rug Traders qui a occupé les locaux dont il est question.

J’aimerais souligner que, comme la plupart des membres de notre collectivité, je n’ai rien contre le fait que cette entreprise dispose d’un permis lui permettant de vendre de l’alcool dans le cadre de ses heures d’ouverture actuelles (de 9 h à 19 h du lundi au vendredi et de 9 h à 17 h le samedi et le dimanche). Nous nous inquiétons toutefois de la possibilité que cette entreprise se transforme en bar de style lounge et qu’elle change ses heures d’ouverture pour profiter de toute la plage horaire permise par son permis d’alcool. Selon moi, comme l’établissement demandait un permis d’alcool pour compléter le revenu tiré du salon de coiffure et du café, ledit permis aurait dû s’appliquer uniquement aux heures d’ouverture actuelles.

Mon équipe et moi travaillons avec des groupes communautaires pour tenter de combler l’écart entre les règlements que la Ville peut faire appliquer et ce que la CAJO réglemente. Nous collaborons aussi avec le gouvernement provincial pour apporter des changements aux politiques de la CAJO. Par exemple, nous demandons que les établissements soient obligés de faire une nouvelle demande de permis d’alcool en cas de changement de propriétaire ou de nom commercial. De plus, nous demandons que ces établissements obtiennent une lettre de la Ville attestant leur conformité au zonage. Enfin, nous invitons la CAJO à imposer des restrictions de façon plus régulière, en conformité avec les objectifs de planification urbaine de la Ville. Grâce aux mesures déployées, nous continuerons de maintenir la diversité des activités commerciales dans le marché By.