Alors que nous nous préparons aux prochains Jeux olympiques de Tokyo 2020, l’accent est mis, comme il se doit, sur nos athlètes canadiens. Sur qui ils sont. Sur ce qu’ils accompliront, et les villages, villes et provinces qu’ils représenteront en tant que membres de l’équipe canadienne.

J’adore ces histoires. J’aime entendre comment chaque athlète a réussi à se rendre au sommet dans sa discipline – pour une chance de représenter son pays lors de la compétition ultime.

Mais une autre facette de l’histoire est celle des gens qui les encouragent dans les gradins. Ceux qui sont venus avec eux pour les soutenir, leur sourire et les saluer.

Cette année, comme nous le savons, sera très différente. Les gradins seront vides. Mais les encouragements, bien sûr, continueront.

Je ne peux qu’imaginer qu’ils proviendront de ces maisons d’enfance, terrasses ou autres petits rassemblements. Que ce soit sur des tablettes, des ordinateurs ou des téléviseurs, les parents seront toujours fiers d’applaudir les réalisations exceptionnelles de leurs fils et de leurs filles.

Et dans la région d’Ottawa-Gatineau, 28 athlètes se dirigent vers les Jeux olympiques, ainsi que leurs nombreux fiers parents et membres de la famille.

J’ai eu la chance d’entendre à quel point Pamphile Lelo Buisa et Jeannette Malonda étaient fiers de leur fille, vedette du rugby, militante locale et athlète polyvalente, Pamphinette (Pam) Buisa.

« Pam a eu une enfance formidable; elle était pleine d’énergie », a déclaré son père, M. Buisa. « Elle a reçu tout le soutien dont elle avait besoin pour réaliser son potentiel dans tous les domaines. »

Lorsque la famille a immigré au Canada, elle a d’abord emménagé à Vanier – un endroit qui, selon M. Buisa, demeure leur communauté et qu’ils considèrent comme leur quartier d’origine, malgré leur déménagement à Gatineau des années plus tard. 

Le fier père a ajouté qu’il savait qu’elle n’était pas seulement talentueuse, mais qu’elle avait la vocation de réussir dans le sport – et qu’il n’avait aucune inquiétude de voir sa fille pratiquer l’un des sports les plus durs qui existent.

L’intérêt de Pam pour le rugby l’a amenée à jouer pour les Ottawa Irish, où elle s’est rapidement distinguée comme une joueuse vedette. 

« Étonnamment, même si le rugby est l’un des sports les plus dangereux, je n’étais pas tellement inquiet pour Pam, car elle était très athlétique, et sa taille, sa force et son physique étaient un grand atout pour elle », a-t-il assuré. « Ce sont plutôt les autres joueuses qui avaient peur de se mesurer à elle. »

En tant que père, il dit avoir toujours su, sans l’ombre d’un doute, que Pam irait loin dans cette discipline. Alors qu’il la regardait progresser et être acceptée dans le programme de développement de l’équipe canadienne en 2014, il a déclaré qu’il n’avait aucun doute qu’elle se rendrait aux Jeux olympiques.

Et sa fierté va plus loin que le simple fait de la regarder sur le terrain. Il a souligné les réalisations de sa fille comme de grandes victoires pour elle, y compris sa confiance et sa force pour être une leader dans sa communauté.

« Pam est très disciplinée et respectueuse. C’est une personne très fiable qui possède une personnalité audacieuse. Elle fait preuve d’un leadership naturel dans tout ce qu’elle entreprend, que ce soit dans le sport, au travail ou à l’école », a-t-il affirmé. « Elle est efficace, a confiance en elle et a la capacité sociale d’inspirer et d’encourager les autres, rayonnant à la fois de passion et d’amour à l’égard de tout ce qu’elle entreprend… C’est une enfant très fiable, sûre d’elle, qui aime être en charge, je veux dire aux commandes. Elle n’a pas peur d’exprimer son opinion sur ce qui est juste et équitable. »

Lorsque Pam a été acceptée dans l’équipe canadienne, naturellement, M. Buisa a dit que la famille était aux anges, mais le report des Jeux olympiques en raison de la pandémie de COVID-19 leur a été difficile à accepter.

« C’était le moment le plus difficile pour elle et pour nous en tant que famille. Elle a travaillé si dur et a fait tant de sacrifices pour en arriver là », a-t-il déclaré. « Mais je suis fier d’elle! Pam est forte d’esprit. Elle n’exprime pas beaucoup ses peines ou ses sentiments. Elle sait comment se concentrer sur les pensées et les comportements positifs. Elle a plutôt bien géré le report des Jeux olympiques. »

Il a ajouté qu’elle a pu très rapidement trouver un autre centre d’intérêt dans la lutte contre les « inégalités sociales » dans sa communauté à Victoria, en Colombie-Britannique, où elle vit maintenant.

« En ce qui nous concerne, en tant que famille, je pense que c’était encore plus difficile à gérer pour nous, d’autant plus que nous n’avions pas pu être là physiquement pour la réconforter à ce moment-là en raison de la distance qui nous sépare et des restrictions liées à la COVID-19 », a-t-il déclaré.

Comme le spectacle doit continuer, la famille est heureuse que les Jeux olympiques – les premiers de Pam – n’aient pas été complètement annulés, et elle a hâte de la voir réussir sur la scène mondiale.

« Elle a donné tout ce qu’elle avait pour ça. Nous voulons qu’elle profite du moment présent et qu’elle s’amuse là-bas. C’est une grande expérience de vie pour elle. »

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