Au cours des deux dernières semaines, le Comité de l’urbanisme de la Ville a débattu et ensuite approuvé la Stratégie de gestion de la croissance du Plan officiel. En fin de compte, en permettant une approche de croissance équilibrée en matière de densification, nous permettons l’expansion au centre-ville et l’expansion vers nos communautés voisines suburbaines communities.

Bien que ce plan adopte une approche équitable à l’égard de la gestion de la croissance, j’ai bien peur qu’il soit inadéquat. Autrement dit, il ne tient pas compte des besoins actuels et futurs de notre ville.

Depuis trop longtemps, on oppose urbain à suburbain. Je ne me souviens pas de l’origine ou de la raison de cette rivalité, mais à chaque réunion du Conseil, la tension est évidente. Les gros dossiers importants ont tendance à se diviser de façon parfois injuste pour certains résidents ou pour tous les résidents. Nous sommes tous Ottaviens, peu importe les premiers caractères de notre code postal ou le conseiller ou la conseillère qui nous représente. Curieusement, les points soulevés par mes collègues lors du débat du comité et les questions posées au personnel sont semblables — que le contexte soit urbain ou suburbain.

Qu’en est-il de l’infrastructure? Qu’arrivera-t-il à l’infrastructure défaillante existante? Qu’en est-il des liaisons au transport en commun?

Ce serait dommage si ce plan comportait tous les idéaux, tous les objectifs, et que des parcelles étaient achetées et aménagées sans rime ni raison.

C’est pourquoi je pense que l’élaboration d’une approche équilibrée ne devrait pas être soumise aux caprices du marché, car au bout du compte, ces caprices décideront où les familles peuvent se permettre de s’installer et non où elles souhaitent s’installer.

Les idéaux du Plan officiel et les objectifs qu’il établit sont admirables, et en discutant avec des résidents, des employés et des collègues, je vois les forces et les faiblesses dans la façon dont la ville devrait et pourrait s’accroître.

Toutefois, lorsqu’on demande un quartier où tout est à 15 minutes de marche, il faut considérer certains facteurs essentiels : l’abordabilité, la proximité à un transport en commun convenable et fiable et une réelle considération pour l’environnement et non une simple mention en passant. Il est aussi important de noter que tout le monde demande — et mérite — un quartier où tout est à 15 minutes de marche, ce qui devrait être pris en considération, que l’aménagement soit fait au cœur de la nouvelle limite proposée ou non.

Nous nous efforçons tous de vivre à proximité des commodités qui correspondent aux souhaits de la plupart des résidents. De nombreuses questions subsistent quant à l’impact de la décision relative aux limites urbaines sur le coût de l’utilisation des sols, qui pourrait finalement voir la construction de plus ou moins d’unités, en fonction de la demande. On peut espérer que les normes de construction s’améliorent, notamment en minimisant les impacts environnementaux, et que le marché du logement locatif d’Ottawa s’ouvre pour offrir plus de choix aux résidents.

Dans le context du débat sur le nouveau plan officiel, je trouve que l’analogie de la perte de poids est appropriée. Si vous souhaitez perdre du poids, il est inutile de ne faire qu’un changement, soit réduire la consommation de calories ou faire de l’exercice. Vous obtiendrez peut-être quelques résultats, mais tôt au tard vous vous rendrez compte que vous ne perdez pas de poids ou que vous ne pouvez pas atteindre les résultats escomptés.

Par conséquent, peu importe si cette approche équilibrée est adoptée, l’atteinte des objectifs densifiés nécessitera des modifications, quelle que soit la politique approuvée, dans les collectivités au sein de la Ceinture de verdure.

Toutefois, ces changements n’ont pas à se produire sans interruption.

Je demanderai au personnel de trouver des outils pour assurer de meilleures normes de conception afin de pouvoir respecter le caractère des collectivités et de disperser la densité et l’aménagement dans la Ceinture de verdure, y compris la ceinture de bungalows (Alta Vista, Beacon Hill-Cyrville), pour atteindre nos objectifs de densification.

De plus, je demande au personnel d’explorer des options d’incitatifs qui favoriseraient les zones d’intensification qui peuvent rapidement faire la transition pour atteindre les objectifs du Plan officiel afin de répondre à la croissance de la population d’Ottawa.

J’ai l’intention de voter contre la recommandation du personnel de la ville dans ce rapport.