C’était jour de budget, mercredi dernier, à l’hôtel de ville d’Ottawa.

Si vous et les membres de votre famille ne l’avez pas remarqué, c’est exactement ce que certaines personnes à l’hôtel de ville espéraient.

Au cours de mes dix années à titre de représentant élu, j’ai été témoin d’un processus budgétaire se déroulant de plus en plus « en vase clos » où les occasions d’analyse ou de contestation à la table du Conseil sont limitées.

À l’échelle du quartier, j’ai organisé des réunions communautaires et invité des membres du personnel de la Ville à venir expliquer ce que contenait le budget municipal. Mais mes efforts et ceux de nombreux autres conseillers en vue de transformer ces consultations communautaires en véritables flux bidirectionnels d’idées et de renseignements avec la Ville ont trop souvent frappé un mur.

Ce qui manque au processus budgétaire, c’est une analyse approfondie, une fonction ouverte de remise en question, un examen des programmes, une comparaison avec d’autres villes, un véritable exercice de réattribution des priorités, soit un débat constructif.

Aucune personne ne détient le monopole des bonnes idées et l’approche sans drame de la démarche budgétaire adoptée le maire étouffe la créativité et la pensée audacieuse.

La vérificatrice générale de la ville est là pour examiner les programmes et les dépenses, mais ce bureau ne peut pas aller plus loin avec un effectif de neuf personnes en 2021, qui passera à onze en 2022 avec un audit spécial prévu sur le TLR. Même avec cette augmentation ponctuelle, cela fait un vérificateur pour 1 435 employés de la ville.

Nous pouvons faire mieux.

Au cours des quatre dernières années, les dépenses de la Ville de Calgary ont augmenté au total de 4,8 pour cent, alors que celles d’Ottawa ont augmenté de 14,4 pour cent, excédant même celles de la Ville de Toronto.

La dette à long terme de Calgary a chuté de 11 pour cent alors que celle d’Ottawa a grimpé de 73 pour cent. Calgary, aussi, construit un réseau de train léger, a une nouvelle bibliothèque centrale et rénove ou remplace ses infrastructures majeures.

Le maire sortant de Calgary a récemment déclaré que ses réalisations financières ont été atteintes grâce à une budgétisation à base zéro, une utilisation judicieuse de la technologie, des investissements prudents dans les services de première ligne, une culture de l’efficacité et un regard circonspect sur la progression des dépenses.

Les résidents d’Ottawa me disent qu’ils n’ont pas d’objection à faire des investissements dans notre ville si cela améliore notre qualité de vie et que l’argent n’est pas gaspillé. Actuellement, les conseillers d’Ottawa ne sont pas en mesure de donner ces assurances à leurs résidents.

Il faut que cela change.

Certains dossiers de premier plan, comme le gâchis de notre TLR, ne sont pas strictement liés au budget.

Cependant, un manque de transparence et l’obstruction aux efforts du Conseil visant à obtenir plus d’information sur nos enjeux financiers sont problématiques.

Ce manque de transparence porte directement atteinte à la capacité du Conseil d’améliorer le service, d’assurer la sécurité, de restaurer la confiance et d’obtenir le service fiable que l’on nous avait promis.

Des villes partout au monde font face à des changements générationnels et des transformations – et pas seulement à cause de la COVID-19.

À l’avenir, le leadership d’Ottawa a besoin de penser et d’agir différemment.

Le processus de budgétisation doit sortir de l’ombre, et nous devons être ouverts à de nouvelles idées et répondre à des priorités émergentes.

Nous avons besoin de mesures d’efficacité et d’objectifs de rendement clairs.

Nous avons besoin d’une meilleure approche pour évaluer les coûts sociaux et économiques et les avantages des programmes publics.

Mais surtout, nous avons besoin d’une réelle transparence, d’un examen plus minutieux et d’une véritable participation du public afin d’exploiter de grandes idées pour un meilleur Ottawa.

Priorités du quartier 12

Logement et itinérance

• Demander un financement pour la santé mentale, les toxicomanies et les locataires

• Élaborer une stratégie permanente pour les toilettes publiques

• L’aménagement des logements abordables sur les terrains du TLR et une politique de zonage inclusif
• Dépenser le même montant que l’an dernier en refuges et motels pour de nouveaux logements permanents

Besoins communautaires 

• Aller de l’avant avec les services de santé mentale (jeunes, familles, à faible revenu)

• Élargir la stratégie de vieillissement en place pour les aînés

• Demander le financement pour le traitement de réduction des méfaits et l’approvisionnement sûr 

• Appuyer les services de santé communautaire à Vanier et Overbrook 

• Créer des équipes de nettoyage communautaires dédiées

Programmes destinés aux jeunes

• Demander le financement pour construire un pavillon BGC dans la Basse-Ville

• Investir et agrandir les installations de loisirs et l’espace

• Créer un nouveau Centre communautaire de Vanier plus accessible

Infrastructure et planification

• Amélioration de l’entretien hivernal et les réparations des trottoirs

• Faire progresser les plans secondaires communautaires

• Mettre en œuvre le Plan de modération du trafic sur l’avenue King Edward

• Nouvelles pistes cyclables 

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