La Ville a besoin d’un changement de culture.  

Personne n’est mieux placé pour le savoir que notre communauté. La Ville d’Ottawa a de grands défis à relever en matière de logement, de santé mentale et de dépendance. La Basse-Ville est touchée directement par ces défis en constante évolution. 

Nous devons cesser de nous limiter à la gestion de crise et travailler à prévenir l’itinérance. 

13 000 – c’est le nombre de personnes inscrites sur la liste d’attente de la Ville d’Ottawa pour l’obtention d’un logement abordable. Et 2 000, c’est le nombre de ces résidents qui sont sans domicile et se trouvent dans des refuges d’urgence chaque nuit. Quant aux autres résidents inscrits sur la liste, il s’agit de personnes qui n’ont plus les moyens d’habiter dans leur logement actuel.  

Le 10 mars, le Conseil municipal approuvait un plan de travail et un plan financier à long terme qui proposaient d’accroître en priorité les investissements dans les refuges d’urgence, ce qui fera plus d’argent pour les « logements de transition », mais des investissements insuffisants dans la construction de nouveaux logements abordables.  

Ce plan a été adopté par un vote de 16 voix contre 7 (dont moi).  

Il y a quelque chose qu’on perd de vue dans ce plan : les gens. Les investissements publics devraient être plus que tout consacrés à la garantie et à la création de logements abordables et adéquats. 

Un investissement de 14,6 millions de dollars par année pour créer de nouveaux logements abordables, c’est trop peu. Il faut être audacieux dans nos plans d’investissements.   

L’année dernière, la Ville a injecté près de 38 millions de dollars dans les refuges d’urgence et les motels. Il est temps d’en mettre autant dans les enveloppes d’immobilisations annuelles pour la création de nouveaux logements. En investissant dans des projets d’immobilisations, nous allégerons les contraintes opérationnelles. 

La Basse-Ville est l’un des quartiers les plus attrayants de notre ville. Usage polyvalent, revenus variés, services accessibles à pied – c’est véritablement une communauté où l’on peut travailler, vivre et se divertir.  

Nous sommes un secteur accueillant qui tient à soutenir les membres les plus vulnérables de la communauté. Grâce à notre expérience et à nos connaissances, nous sommes dans une position unique pour prendre la parole en faveur d’un changement d’approche et d’une réorientation des investissements publics. 

En tant que quartier confronté à d’immenses pressions en raison de la concentration des services, nous prions la Ville de cesser de toute urgence d’investir dans un vieux modèle brisé. 

Notre priorité doit être d’investir dans des logements permanents.  

Les refuges ne sont maintenant plus utilisés comme une solution d’urgence. Nous devons éliminer cette solution de « transition » et faire en sorte que les résidents aient un logement permanent, et ce, dans tous les quartiers de la ville.