Le 15 décembre, j’ai eu l’occasion de m’adresser à la Commission ontarienne d’enquête sur la COVID-19 dans les foyers de soins de longue durée. Au cours des dix dernières années que j’ai passées à représenter Lowertown, Sandy Hill et Vanier, j’ai constaté la complexité accrue des besoins de nos foyers de soins de longue durée ainsi que les difficultés auxquelles sont confrontés les organismes de logements sociaux, comme Logement communautaire d’Ottawa, pour soutenir les personnes aînées à domicile. 

Dans l’allocution que j’ai prononcée devant la Commission, j’ai abordé trois thèmes : la complexité croissante des besoins des personnes aînées, le manque de coordination avec les réseaux de soins de santé existants et la pression que subissent les personnes aînées vieillissantes qui vivent dans un logement autonome, en particulier dans un logement public.

En temps normal où il n’y a pas de COVID-19, je visite les résidences pour personnes aînées de notre quartier pour fournir des mises à jour sur notre communauté. C’est dans ce contexte que j’ai observé une augmentation de la complexité des besoins des résidents que servent nos foyers de soins de longue durée. Les liens que j’ai tissés avec des membres de famille et le personnel de ces foyers m’ont aidé à comprendre les rôles que jouent les membres de famille et les fournisseurs de soins privés embauchés dans la prestation de soins aux personnes aînées. Le personnel de ces installations publiques fournit d’excellents soins, mais à mesure que les besoins se complexifient, les résidents sont moins mobiles et requièrent une plus grande attention. Les familles sont alors contraintes de combler les lacunes. Certaines sont plus aptes à le faire que d’autres. En termes simples, il est clair dans nos foyers de soins de longue durée quelles sont les familles qui peuvent se permettre, tant sur le plan financier que mental, de fournir un soutien supplémentaire à leur proche. Cette situation pose problème. Nos personnes aînées doivent avoir la possibilité de vieillir dans la dignité, peu importe leurs moyens financiers ou la capacité des membres de leur famille. 

Ces besoins plus complexes exigent une meilleure coordination au sein de notre réseau de soins de santé. J’ai entendu directement des membres de famille dire à quel point il peut être difficile de composer avec les diverses visites de spécialistes, les visites au service d’urgence de l’hôpital plus fréquentes et la disponibilité variable des médecins sur place. Afin d’offrir les meilleurs soins possibles, il est essentiel d’accroître la coordination et l’intégration des services.

En plus de mon rôle de conseiller local, je suis également le président de Logement communautaire d’Ottawa. Ce rôle m’a permis de voir de l’intérieur les inégalités auxquelles sont confrontées les personnes aînées vivant dans un logement public. Logement communautaire d’Ottawa est propriétaire. Bien que nous mettions tout en œuvre pour soutenir les locataires, au final, nous ne sommes pas outillés ou ne disposons pas du financement nécessaire pour offrir un soutien spécialisé aux personnes aînées qui sont nos locataires. Pour répondre à ces besoins, nous nous tournons vers des partenaires comme Vieillir sur place, qui fournit directement des services à 11 des 22 LCO où vivent des personnes aînées. Nous avons constaté à quel point ces types de services profitent aux locataires; nous aimerions qu’ils soient offerts à l’ensemble des LCO où vivent des personnes aînées. Il ne manque qu’une approche coordonnée pour veiller à ce que ces éléments de soins de santé et d’autres soutiens soient largement offerts à toutes les personnes aînées pour leur permettre de vieillir en toute sécurité dans leur logement et le plus longtemps possible. Grâce aux équipes de Santé Ontario, nous avons des possibilités incroyables. Nous pouvons leur confier le mandat de fournir des soins plus cohérents et coordonnés à nos personnes aînées, surtout à celles qui veulent vieillir chez elles dans la dignité. 

Enfin, je n’ai pas d’opinion au sujet des foyers de soins de longue durée publics ou privés. Nous devons mettre en place des normes et des soins nationaux et coordonnés dans l’ensemble des foyers. Au cours de cette pandémie, il est devenu clair et évident que ce manque en matière de coordination et de normalisation expose nos personnes aînées à un risque élevé. Il n’est pas nouveau de penser qu’avec les moyens financiers nécessaires, il est possible d’obtenir de meilleurs soins. Toutefois, nous avons maintenant l’occasion de remédier à cette situation et de nous assurer que les personnes aînées, peu importe leur revenu, ont accès à un continuum de soins et peuvent vieillir dans la dignité. En raison de l’évolution des besoins, les foyers de soins de longue durée sont devenus un prolongement du réseau de la santé publique et ils nécessitent les mêmes mécanismes de surveillance et investissements.

Ce fut un privilège de faire part à la Commission de mes expériences et de celles de la communauté que je représente. Vous pouvez lire mon allocution complète ici : http://ltccommission-commissionsld.ca/transcripts/pdf/Councillor_Mathieu_Fleury_Transcript_December_15_2020.pdf

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