Mise à jour : Déclaration sur l’occupation en cours

le 17 février 2022

En ce 21e jour de l’occupation de notre centre-ville, je veux que ma communauté sache que je demeure fidèle à mon engagement de rétablir nos communautés.  

Alors que nous nous approchons de la fin de semaine de la fête de la Famille, j’exige l’assurance que les résidents pourront profiter librement de notre ville et que les entreprises pourront ouvrir leurs portes sans crainte. 

Nous avons vu le chef de police donner sa démission et le bouleversement à la Commission de services policiers d’Ottawa ainsi que des actions discutables de certains leaders, et cela me donne à réfléchir. 

Les décisions prises hier soir à la réunion du Conseil n’ont pas été faciles. Les émotions étaient vives. Nous voulons obtenir des réponses et des résultats pour les résidents.  

En fin de compte, en tant que leader, je crois que l’on doit appuyer ceux que l’on a choisis pour diriger, et s’ils échouent, on doit également être tenu responsable. La conseillère Diane Deans aurait dû démissionner de son poste de présidente de la Commission après la démission du chef de police.  

De plus, durant le conseil municipal d’hier après-midi, durant la mise à jour du Chef par intérim Bell, à travers les publications des médias locaux, les membres du conseil avons appris qu’un autre Chef par intérim venait d’être engagé.  Ce dernier serait provenu de la région de Waterloo et n’arriverait qu’après la longue fin de semaine pour mettre son attention à mettre fin à l’occupation d’Ottawa.  

Pour moi, ceci n’est pas une approche responsable.  Les résidents d’Ottawa, ainsi que tous les élus locaux veulent une fin immédiate à l’occupation, pas d’attente ou d’une nouvelle mainmise de l’extérieure de notre ville, qui est en pleine crise. 

Les résidents, le conseil et les policiers d’Ottawa, durant cette crise on besoin de leadership, stabilité et une communication claire.  Cette dernière action d’amener un Chef par intérim de l’extérieur en période de crise a, à nouveau, influencée ma décision du besoin de remplacer la Présidente du conseil des policiers d’Ottawa. 

En ce qui a trait à la motion au conseil qui avait plus de conséquence qu’une simple démotion de sa présidence, je ne pouvais pas appuyer le retrait des membres du conseil qui ont travaillé de manière acharné depuis le début du mandat sur les enjeux extrêmes que fait face la ville d’Ottawa, les communautés et l’organisation des services policiers. 

À mon ami et collègue, Rawlson King, je suis désolé que tu as senti que ta seule option était de démissionner. Les efforts inlassables de Rawlson à la Commission avaient offert de l’espoir à pour les services policiers qui avait désespérément besoin d’espoir et de changement. Il est un leader indéniable pour l’avenir de notre ville, je souhaite de tout pris son retour.  

Je regrette que la conseillère Carol Ann Meehan ait également démissionné. Elle a travaillé très fort, au-delà de cette crise, pour apporter des changements au modèle de service de police d’Ottawa. Son dévouement à aller au fond des choses, comment elle là fait comme journaliste, et c’est une véritable honte qu’elle ait démissionnée.  

Nous avons perdu le premier chef de police noir d’Ottawa et le premier membre noir du Conseil municipal qui a démissionné de la Commission après la présentation de la motion au Conseil, et tout cela laisse des blessures profondes pour notre ville.  

Ottawa a changé, et notre leadership doit refléter l’Ottawa de l’avenir. J’espère que nous pourrons continuer à œuvrer pour nommer plus de PANDC et de personnes aux diverses identités de genre dans des rôles décisionnels clés. 

Maintenant, alors que nous allons de l’avant, j’espère que c’est le dernier jour où nous devons remettre en question le leadership à la table du conseil et que nous pourrons travailler tous ensemble pour régler cette occupation pour les résidents d’Ottawa.  

Ces préoccupations profondes cherchent à obtenir des réponses dans les décisions de la Ville et des services d’urgence ainsi que la pleine compréhension de l’aide que les gouvernements fédéral et provincial nous offrent.  

Mais surtout, nous devons travailler fort pour rétablir la confiance entre la police et la communauté. Je m’engage à fournir au chef intérimaire Bell toute l’aide et tous les commentaires et suggestions que je peux.  

Après l’occupation, la Commission de services policiers devra mener une recherche à l’échelle nationale pour le prochain chef de police de notre Ville, par le biais d’un processus ouvert et transparent.  

Il est nécessaire d’accroître la présence d’agents de police locaux à pied dans nos quartiers résidentiels. Cela devra devenir permanent même une fois les camions et occupants repartis, pour aider à reconstruire cette confiance de nos citoyens. 

Qu’il s’agisse des perturbations du transport en commun, de la perte du sentiment de sécurité, des petites entreprises au bord de la fermeture permanente ou de la fermeture sans précédent de trois semaines (et ce n’est pas fini) du Centre Rideau, tout le monde mérite des réponses. 

Aujourd’hui, à la réunion du Conseil, j’ai appuyé plusieurs motions qui défendent ce en quoi nous, les citoyens d’Ottawa, croyons et ce que nous méritons. 

Une demande de transport gratuit pour les quartiers Somerset et Rideau-Vanier, la création d’un mécanisme pour contrer la haine dont nous avons été témoins dans nos rues et la limitation du mouvement dans nos rues résidentielles pour empêcher les occupants d’envahir la ville de nouveau, particulièrement dans les zones scolaires ou à proximité.  

De plus, le Conseil a demandé que le maire Jim Watson présente des excuses officielles au nom du Conseil municipal à tous les résidents d’Ottawa, et en particulier à ceux du centre-ville, pour ne pas avoir assuré leur sécurité. 

Nous devons tous, dirigeants, leaders et élus, nous efforcer de mettre fin à l’occupation pour que notre ville commence à se remettre des 21 derniers jours. En temps voulu, nous devrons entendre les résidents sur les répercussions de l’occupation et enquêter de façon transparente sur l’incapacité des institutions à protéger nos citoyens.  

Nous méritons des réponses et nous devons nous assurer que ces erreurs et l’invasion de notre ville ne se répètent jamais à Ottawa. 

J’ai posé un certain nombre de questions à la Commission de services policiers d’Ottawa et au directeur municipal pour commencer l’évaluation et clarifier les décisions prises.  

Voici certaines de mes questions : 

  1. Quels conseils juridiques ont conduit le Service de police d’Ottawa à permettre aux camions de se déplacer librement en dehors des itinéraires dédiés aux camions? 
  2. Quels renseignements le Service de police d’Ottawa avait-il avant l’arrivée des manifestants et comment ces renseignements ont-ils orienté le plan d’application des règlements? 
  3. Quand la première demande au gouvernement provincial (de la part de la Ville, du maire et du chef de police) a-t-elle été présentée, quelle en était la teneur et à quelle date a-t-elle été présentée? (Veuillez inclure toute correspondance officielle et toute demande des autorités de la Ville ou du Service de police d’Ottawa au gouvernement de l’Ontario (y compris la PPO). 
  4. Quand la première demande au gouvernement fédéral (de la part de la Ville, du maire et du chef de police) a-t-elle été présentée, quelle en était la teneur et à quelle date a-t-elle été présentée? (Veuillez inclure toute correspondance et toute demande des autorités de la Ville ou du Service de police d’Ottawa au gouvernement du Canada (y compris la GRC). 
  5. Pourquoi la Ville n’a-t-elle pas déclaré l’état d’urgence après la fin de semaine du 28 janvier? 
  6. La manifestation a-t-elle été déclarée illégale? Si oui, quand? Sinon, pourquoi pas? 
  7. En quoi consistaient les tactiques d’application des règlements une fois que la situation est devenue une occupation plutôt qu’une manifestation? 
  8. Un ultimatum a-t-il été donné aux occupants? Si oui, à quelle date a-t-il été donné et quelles étaient les conséquences? 
  9. Pouvez-vous faire part du calendrier des décisions du Centre des opérations d’urgence (COU)? 
  10. Pourquoi a-t-on refusé au Service des règlements municipaux, et l’a-t-on empêché à de nombreuses occasions, d’appliquer le règlement municipal, y compris les infractions relatives au stationnement? 
  11. Qu’est-ce qui a conduit à l’injonction de la Ville? Pourquoi cette injonction n’a-t-elle pas été déposée plusieurs semaines plus tôt? 
  12. Pourquoi a-t-on autorisé les occupants à abandonner des camions lourds dans les rues de la ville, en dehors de la zone rouge des occupants? (Notamment sur la promenade Sussex, la rue Nicholas, la rue Rideau et l’avenue King Edward) 
  13. Comment la Ville et le Service de police d’Ottawa ont-ils assuré la sécurité publique sur la rue Rideau, au marché ByWard et dans la Côte-de-Sable? 
  14. Comment la Ville et le Service de police d’Ottawa ont-ils permis aux entreprises locales d’exercer leurs activités en toute sécurité? 
  15. Pouvez-vous décrire les décisions prises par le Service de police d’Ottawa en ce qui a trait à l’approche d’application des règlements au Centre de commandement intégré? 
  16. Quelles mesures ont été prises pour protéger les élus qui ont reçu des menaces pendant l’occupation? 
  17. Quelles mesures ont été mises en place pour soutenir les entreprises ciblées? 
  18. Quelles mesures ont été mises en place pour protéger les écoles locales des menaces? 

Cette liste s’allongera.