Déclaration sur l’occupation en cours 

le 15 février, 2022

Après une troisième fin de semaine où notre ville continue de vivre les impacts de l’occupation de nos rues, je suis à nouveau touché par la résilience de nos citoyens. Je sais combien ces dernières semaines ont été difficiles pour tous.  

Le harcèlement, la haine et l’intimidation auxquels nos voisins ont été confrontés sont inadmissibles.   

L’arrivée de ces petits groupes extrêmes a amené certains à remettre en question tout ce que nous avons fait en tant que communauté pour assurer la sécurité des autres en réponse à une pandémie mondiale. Nous devons avoir confiance dans ces décisions et savoir que ces efforts ne peuvent être diminués par une minorité bruyante.    

Mardi, M. Sloly a annoncé sa démission du poste de chef de la police d’Ottawa.  

Il est clair que la confiance du public dans nos institutions a été érodée, et à la lumière de ces événements, j’apprécie sa décision et le remercie pour ses services.  

Je reste extrêmement préoccupé par le manque d’application des lois de la part des autorités. Les expériences et les réponses dans d’autres villes à des occupations similaires ont démontré à quel point nous avons échoué.    

Nos résidents s’attendent à une application rapide et efficace de la loi pour mettre fin à cette occupation avec les forces de police utilisant tous les outils à leur disposition.   

Nous devons libérer notre ville de cette occupation et aider nos citoyens et nos entreprises locales à se rétablir.   

Passons en revue les 19 derniers jours.   

Il a fallu neuf jours pour que la ville déclare l’état d’urgence. Ce n’est qu’après cette déclaration que le personnel a pu accéder à mes demandes de renforcement des amendes pour des règlements municipaux manifestement enfreints.    

Les infractions relatives au bruit, au stationnement, aux feux à ciel ouvert et à la marche au ralenti sont maintenant fixées à 1 000 $.    

Ce n’est qu’après que mes collègues du conseil et moi-même ayons fait pression que le service juridique de la ville a déposé avec succès une injonction au tribunal pour remédier au l’ignorance généralisé des règlements municipaux. Cette injonction s’applique à cibler les occupants illégaux qui allument des feux, d’utilisent des feux d’artifice, klaxonnent et font d’autres formes de bruit, et de laisser tourner le moteur au ralenti lorsque stationné.    

Mes efforts ont également amené le Conseil à appuyer une demande adressée aux gouvernements provincial et fédéral afin d’atténuer les répercussions locales sur les entreprises et les employés, notamment par le biais d’un programme d’appui financier.  

Le 15e jour, le gouvernement provincial a déclaré l’état d’urgence.    

Le 19e jour, le gouvernement fédéral a invoqué la Loi sur les mesures d’urgence et a annoncé que la Police provinciale de l’Ontario et la GRC prendraient en charge la gestion de l’intervention de l’occupation à Ottawa. C’est une mesure que je réclamais depuis le début de l’occupation.    

Bien que certains occupants aient apparemment accepté de se retirer des rues résidentielles, mon objectif reste de trouver une solution permanente et de mettre fin à l’occupation illégale dans notre ville.   

Une fois de plus, je suis fier des résidents et des entreprises d’Ottawa qui ont tenu tête à l’occupation. Car c’est une résidente qui a fait le premier pas devant les tribunaux pour faire cesser les klaxons incessants et qui a réussi.    

Et ce sont des résidents qui se sont courageusement organisés, avec la sécurité en priorité, pour prendre action et démontrer aux occupants illégaux, qu’ils ne sont pas tolérés dans notre ville.   

Malgré cette résilience, les portes du Centre Rideau sont restées fermées aux entreprises, aux employés, aux acheteurs et aux usagers du transport en commun depuis le 28 janvier, ce qui a amené à des pertes de plus de 32 millions de dollars.    

Cette situation est loin d’être acceptable pour nos entreprises et leurs employés qui comptent sur elles pour gagner leur vie.    

N’oublions pas les impacts sur le service d’OC Transpo et ParaTranspo, le transport en commun est un service essentiel.  

Je veux que vous sachiez que je continue à pousser les autorités afin que nous puissions à nouveau être et nous sentir en sécurité dans nos quartiers.    

Il y aura d’autres manifestations dans notre capitale. Nous ne devons plus jamais permettre à ceux qui viennent à Ottawa, sous le couvert de la manifestation, de venir occuper notre ville et de minimiser nos droits à une vie paisible dans notre ville.