Fortier, Collard et Fleury: l’ Armée du Salut n’est toujours pas a l’écoute de ses voisins d’Ottawa

En tant que représentants élus de Vanier à l’échelle fédérale, provinciale et municipale, nous avons été déçus par cet article de l’Armée du Salut. Ayant tous participé activement au dossier en question au cours des dernières années, nous sommes choqués de lire des propos qui ne sont pas conformes à ce qui a été présenté à notre communauté au sujet du plan proposé par l’Armée du Salut.

À une étape où le nouveau centre proposé par l’Armée du Salut fait l’objet de consultations avec la communauté à propos de ses programmes, cette lettre doit être décrite comme elle est : une tentative dérisoire de tromper le public en lui faisant croire que Vanier est contre l’aide à nos résidents les plus vulnérables. Nous accueillons favorablement les investissements qui seront dédiés aux approches de soutien rapide au logement et de Logement d’abord, ainsi que les mesures de soutien aux familles et aux personnes. En outre, nous sommes plus qu’heureux d’adapter nos services sociaux pour mieux soutenir la population en contexte de pandémie. Voilà pourquoi nous avons autant participé à la formulation de recommandations visant à faire en sorte que le mégarefuge proposé tienne davantage compte des besoins changeants de notre Ville et de notre communauté. Toutefois, il serait faux de dire que l’Armée du Salut a pris en considération ces principes jusqu’à présent.

Par ailleurs, les fournisseurs de services sociaux déjà établis à Vanier ont été consultés au sujet du programme proposé, et on a fait remarquer que l’Armée du Salut essaie de reproduire les services qui existent déjà. Les résidents de Vanier et les partenaires communautaires connaissent les besoins locaux, comprennent leur quartier et ont formulé leurs recommandations. Même si l’Armée du Salut envisage d’offrir des services à l’ensemble de la Ville, elle ne devrait pas le faire au détriment des organismes déjà respectés et actifs depuis longtemps. Il s’agit là d’un autre faux pas de l’Armée du Salut : elle ne collabore pas avec les services existants.

L’Armée du Salut définit son projet comme étant essentiel pour le quartier. Il est important de bien comprendre la proposition et les services considérés comme essentiels pour la communauté d’aujourd’hui. Notre communauté a d’abord besoin d’un nombre minimal de lits de refuges. En outre, une priorité doit être établie quant à la prestation de logements permanents et de logements avec services de soutien. Malheureusement, le plan proposé ne répond pas à ces besoins. Au lieu de cela, les lits de refuges sont le service le plus important proposé par le centre, et seulement 32 des 211 chambres prévues offrent des baux d’habitation.

La pandémie de COVID‑19 nous confronte à des réalités complexes dont nous devons tous tenir compte. Il est temps de changer. Une relocalisation des services doit refléter les besoins actuels et futurs de la communauté. Par conséquent, il faut repenser la proposition actuelle avant qu’elle soit considérée comme essentielle. Elle doit être axée sur les besoins en matière de logement permanent et stable et, plus particulièrement, sur les services de soutien à long terme, accompagnés d’objectifs à long terme également.

En effet, les femmes et les familles n’ont pas accès au refuge de l’Armée du Salut sur la rue George. Cependant, la concentration de refuges dans le centre‑ville n’en est pas la cause, contrairement à ce que prétend l’article. Les services de logement de l’Armée du Salut n’accueillent pas les femmes et les familles, tout simplement. À l’heure actuelle, le centre proposé sur le chemin de Montréal n’accepte pas les femmes ni les familles, limitant ainsi de nombreux services de soutien liés au logement. C’est pourquoi l’article est rédigé de façon trompeuse. Il est clair qu’au‑delà du programme de services communautaires et familiaux actuel, aucun nouveau programme ne sera offert à l’ensemble de la communauté, car les services sont exclusivement destinés aux hommes célibataires.

L’Armée du Salut a à maintes reprises laissé tomber ses éventuels voisins de Vanier. Il faut que ça cesse. La vision présentée doit se refléter dans la proposition pour le 333, chemin de Montréal. Nous exhortons l’Armée du Salut à faire le nécessaire pour que sa proposition soit profitable pour la communauté.

Il s’agit là d’un point qui se doit d’être souligné.

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Mona Fortier, députée fédérale, Ottawa‑VanierLucille Collard, députée provinciale, Ottawa‑VanierMathieu Fleury, conseiller municipal, Rideau‑Vanier