À chaque élection, nous sondons tous les candidats d’Ottawa-Vanier sur les enjeux communautaires et les enjeux auxquels notre ville est confrontée. Nous croyons qu’il s’agit d’un moyen important d’informer les électeurs et de s’assurer que les candidats et les partis adoptent une position ferme sur les enjeux auxquels nous faisons face dans la Basse-Ville, Côte-de-Sable et Vanier. Nous avons interrogé tous les candidats et nous pouvons confirmer la participation de Mona Fortier du Parti Libéral, Lyse-Pascale Inamuco du nouveau Parti démocratique et Christian Proulx  du Parti Vert. Nous n’avons pas reçu de réponses de Heidi Jensen du Parti Conservateur du Canada.

N’oubliez pas de voter le lundi 20 septembre. Où voter : https://www.elections.ca/content.aspx?section=vot&document=index&lang=f

Mona Fortier – Parti Libéral

1. Voilà des dizaines d’années que la question du sixième lien a été soulevée et elle n’a toujours pas été réglée. En effet, les camions interprovinciaux circulent dans les rues du centre-ville – ce qui n’est pas nouveau – et malgré les changements survenus dans les habitudes de circulation en raison de la récente pandémie, le problème demeure. Si vous êtes élu(e), quelles mesures mettrez-vous en place pour régler le problème?

a. Laisser les camions circuler en plein centre-ville; 

b. Choisir une option pour le sixième lien et la mettre en place – veuillez préciser s’il s’agirait d’un tunnel ou d’un autre pont et expliquer votre réponse; 

c. S’assurer que, quelle que soit la solution retenue, celle-ci permettra de remédier au problème de la circulation des camions dans le centre-ville. 

Réponse: Comme nous le savons tous, le transport inter-provincial est un sujet brûlant dans notre communauté depuis de nombreuses années. Le gouvernement fédéral a la responsabilité de maintenir et de gérer les passages inter-provinciaux qui répondent aux besoins de transport de la région. Comme beaucoup d’entre vous le savent, notre gouvernement s’est engagé à faire une mise á jour des études antérieures portant sur un large éventail de critères et d’impacts qu’aurait un passage supplémentaire. L’étape initiale de ce travail est maintenant terminée avec une présentation qui a été faite au conseil d’administration de la CCN en juin 2020.

Le gouvernement est á revoir toutes les informations dont il dispose et aucune décision ou recommandation n’a été prise pour le moment. Dans le cadre de la responsabilité du gouvernement de maintenir et de gérer le transport inter-provincial, le CPFP a mené une étude supplémentaire qui s’appuie sur les données de 2011 et 2013. Le ministère et le ministre responsable sont toujours en train d’examiner ces informations car beaucoup de choses ont changé depuis 2011. Comme je l’ai déjà dit, nous devons nous assurer que tout plan d’avenir respecte l’engagement de notre gouvernement : consultations avec les premiers peuples, études d’impact sur l’environnement appropriées et utilisation de flux de transport précis et actualisés.

Deux autres études importantes continuent d’être menées, notamment le Plan intégré à long terme des liaisons inter-provinciales, dirigé par la Commission de la capitale nationale avec l’appui des gouvernements provinciaux et des villes de Gatineau et d’Ottawa, ainsi que l’Étude sur la circulation inter-provinciale, qui a lieu une fois par décennie. Ces informations sont nécessaires, entre autres, pour bien comprendre les impacts sur la circulation des deux systèmes de transport en commun. Ces études supplémentaires, ainsi qu’une participation étendue et complète de la communauté et du public, serviront à appuyer le gouvernement dans toute décision finale. Il convient de répéter qu’aucune décision ou recommandation n’a été prise à l’heure actuelle

Bien que je comprenne que tout passage supplémentaire suscite de nombreuses préoccupations, le gouvernement est également responsable de l’entretien du passage existant et travaille actuellement sur le pont Alexandra. C’est pourquoi le CPFP travaille en étroite collaboration avec la Commission de la capitale nationale et les villes d’Ottawa et de Gatineau, afin de s’assurer que les ponts fédéraux de la région de la capitale nationale desservent les Canadiens de façon sécuritaire et efficace, et que les fermetures de voies sont bien coordonnées.

Lorsque nous discutons des problèmes de transport dans la région, nous devons nous assurer de nous attaquer aux causes profondes et de ne pas simplement transférer un problème d’une communauté à une autre. C’est pourquoi notre gouvernement a adopté l’approche qui cherche à examiner les besoins de la région en matière de transport et de circulation.

2. La Ville travaille à la réalisation de son Plan décennal de logement et de lutte contre l’itinérance. Pourtant, les problèmes d’itinérance, de manque de logements abordables et de désuétude du modèle d’hébergement persistent. Pouvez-vous définir :

a. Quel est, selon vous, le principal problème et quels moyens envisagez-vous pour y remédier? 

b. Un plan qui permettrait de remettre à chaque famille et à chaque personne en situation d’itinérance (près de 2 000 personnes par nuit à Ottawa) la clé de leur propre logement abordable

c. Un plan qui contribuerait à rendre abordable le logement des nombreux résidents d’Ottawa-Vanier qui consacrent actuellement plus de 30 % de leur revenu à se loger (il est important de noter que cela inclut les personnes qui vivent dans un logement locatif)

Réponse : Chaque Canadien mérite d’avoir un chez-soi. Et pour beaucoup – les jeunes en particulier – le rêve de posséder sa propre maison semble de plus en plus hors de portée. Les canadiens ne devraient pas non plus perdre une guerre d’enchères sur une maison au profit de spéculateurs. Les gens ne devraient pas avoir à s’éloigner de leur travail, de leur école ou de leur famille pour pouvoir payer son loyer.

C’est pourquoi un gouvernement libéral réélu comprendra :

  • L’introduction d’un nouveau programme de location-acquisition à la propriété pour aider les locataires à s’engager plus facilement sur la voie de l’acquisition à la propriété tout en étant locataires.
  • L’introduction d’un compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première maison permettra aux Canadiens de moins de 40 ans d’épargner jusqu’à 40 000 $ en vue de l’achat de leur première maison, et de le retirer en franchise d’impôt pour l’affecter à l’achat de leur première maison, sans obligation de remboursement.
  • Augmenter de façon permanente le financement du Fonds national de co-investissement dans le logement d’un total de 2,7 milliards de dollars sur 4 ans, soit plus du double de son allocation actuelle.
  • Travailler avec les municipalités pour créer un système de permis accéléré afin de permettre une conversion plus rapide des bâtiments existants, contribuant ainsi à maintenir le dynamisme des communautés urbaines.
  •  Créer une charte nationale des droits des acheteurs de maison afin que le processus d’achat d’une maison soit équitable, ouvert et transparent.
  • Mettre fin aux “rénovictions” en dissuadant les augmentations de loyer injustes qui sortent du cadre d’une évolution normale du loyer. 
  • Travailler avec les provinces et les municipalités, y compris la ville d’Ottawa, pour élaborer un cadre permettant de mieux réglementer le rôle des acheteurs étrangers sur le marché canadien du logement afin d’assure que les logements sont disponibles pour les Canadiens et utilisés par eux.

Depuis 2019, le gouvernement libéral a lancé plus de 1 200 projets pour travailler à la réalisation de notre engagement à mettre fin à l’itinérance chronique et à atteindre notre engagement de réduire l’itinérance chronique de 50 % d’ici 2027. Comme indiqué dans le budget 2021, nous irons de l’avant avec un investissement de 567 millions de dollars pour accroître nos efforts – en plus des 2,2 milliards de dollars déjà engagés – afin de soutenir les collectivités de tout le pays. Notre Parti libéral mettra également fin à l’itinérance chronique en aidant les collectivités de tout le pays à offrir des programmes locaux de prévention et de réduction de l’itinérance.

En tant que votre candidat libéral dans Ottawa-Vanier, je veillerai à ce que nous puissions tous aller de l’avant, ensemble.

3. La pandémie de COVID-19 a accentué le problème déjà croissant de la dépendance et des surdoses d’opioïdes, dont les conséquences sont largement concentrées dans le secteur d’Ottawa-Vanier. Veuillez décrire les plans que vous comptez mettre en œuvre, si vous êtes élu(e), pour remédier aux conséquences collectives et individuelles des dépendances et des surdoses, ainsi que les solutions que vous envisagez pour moderniser les services de santé et de lutte contre les dépendances à Ottawa.

Réponse : L’épidémie de surdoses d’opioïdes s’est aggravée pendant la pandémie de COVID-19. Tragiquement, en 2020, il y a eu 6 214 décès par surdose d’opioïdes au Canada. Pour sauver des vies, nous avons besoin d’une approche globale de la société face à l’épidémie d’opioïdes, qui s’attaque aux principales causes et soutient les personnes qui consomment des drogues avec le respect et la dignité qu’elles méritent. Nous continuerons d’adopter une approche fondée sur des données probantes à l’égard de la consommation problématique de substances et de travailler avec tous les ordres de gouvernement pour soutenir des approches novatrices afin que les Canadiens aient accès aux soins et au soutien dont ils ont besoin.

Un gouvernement libéral réélu présentera une stratégie globale de lutte contre la consommation problématique d’alcool et de drogues pour mettre fin à la crise des opioïdes. Nous investirons 25 millions de dollars pour l’éducation du public afin de réduire la stigmatisation associée à la consommation problématique de substances, et 500 millions de dollars pour aider les provinces et les territoires à fournir un accès à une gamme complète de traitements fondés sur des preuves, en reconnaissant que le succès d’un traitement n’est pas déterminé par l’abstinence à long terme.

De plus, notre équipe libérale aidera les provinces et les territoires à créer des normes pour les programmes de traitement de la toxicomanie afin que les Canadiens puissent avoir accès à un soutien de qualité fondé sur des preuves lorsqu’ils en ont le plus besoin. Nous soutiendrons également les nombreux délinquants à faible risque et les nouveau délinquants en réformant le Code criminel afin d’abroger les peines minimales obligatoires pertinentes, ce qui obligera la police et les procureurs de la Couronne à envisager de détourner les personnes du système de justice pénale.

Nous devons veiller à ce que les soins de santé mentale soient traités comme une partie à part entière et égale du système de soins de santé public universel du Canada. Depuis 2015, le gouvernement libéral a fourni un financement crucial pour aider les soins de santé mentale dans tout le pays, notamment :

  • 5 milliards de dollars aux provinces et aux territoires pour accroître la disponibilité des soins de santé mentale.
  • 500 millions de dollars de soutien pendant la pandémie pour les Canadiens confrontés à des problèmes de santé mentale, d’itinérance, ou de consommation de substances.
  • 45 millions de dollars pour l’élaboration de normes nationales en matière de soins de santé mentale.
  • Et plus de 600 millions de dollars pour lutter contre la crise des opioïdes, dont 182 millions de dollars pour le programme de lutte contre les substances et les dépendances.

Un gouvernement libéral réélu établira un nouveau transfert fédéral aux provinces et aux territoires – le Transfert canadien en matière de santé mentale – pour aider les administrations à étendre la prestation de services de santé mentale de haute qualité, accessibles et gratuits. S’appuyant sur les principes d’universalité et d’accessibilité de la Loi canadienne sur la santé, ce transfert permettra d’établir des normes dans chaque province et territoire, afin que les Canadiens puissent s’attendre à des services opportuns, universels et adaptés à leur culture. Cela aidera chaque juridiction à se concentrer sur les arriérés de services critiques et à les résoudre, et à fournir de l’aide à ceux qui en ont besoin, en fonction des besoins uniques de chaque région. Nous financerons également entièrement une ligne nationale d’urgence à trois chiffres pour la prévention du suicide et des crises en santé mentale. Ce financement se traduira par un meilleur accès aux psychologues, aux thérapeutes, aux travailleurs sociaux, aux conseillers et à d’autres formes de soutien communautaire. Cela signifie que les millions de Canadiens qui ont des problèmes de santé mentale, et dont beaucoup ne cherchent pas à se faire soigner, pourront avoir accès aux services dont ils ont besoin.

4. Le marché By est la principale destination de notre ville. Comme vous le savez, la Ville a approuvé un plan d’aménagement du domaine public qui permettra de rajeunir et de moderniser le quartier et les espaces publics. Cependant, un plan sans financement ne reste qu’un plan. En tant que représentant(e) de notre capitale, vous engagerez-vous à financer le Plan du domaine public du marché By afin de soutenir le quartier le plus populaire de la ville?

Réponse: Le marché By est un élément important de l’histoire d’Ottawa et un important moteur économique pour notre ville. Nous devons continuer à travailler ensemble afin de nous assurer que la ville dispose des ressources appropriées pour financer ses plans de renouvellement et de rajeunissement du secteur du marché.

Le printemps dernier, le gouvernement du Canada a soutenu la Ville d’Ottawa dans la première phase de cette transformation, et je m’engage pleinement à travailler avec la Ville d’Ottawa pour continuer à soutenir ces plans.

Lyse-Pascale Inamuco – Nouveau Parti Démocratique

1. Voilà des dizaines d’années que la question du sixième lien a été soulevée et elle n’a toujours pas été réglée. En effet, les camions interprovinciaux circulent dans les rues du centre-ville – ce qui n’est pas nouveau – et malgré les changements survenus dans les habitudes de circulation en raison de la récente pandémie, le problème demeure. Si vous êtes élu(e), quelles mesures mettrez-vous en place pour régler le problème?

a. Laisser les camions circuler en plein centre-ville; 

b. Choisir une option pour le sixième lien et la mettre en place – veuillez préciser s’il s’agirait d’un tunnel ou d’un autre pont et expliquer votre réponse; 

c. S’assurer que, quelle que soit la solution retenue, celle-ci permettra de remédier au problème de la circulation des camions dans le centre-ville. 

Réponse: a, b et c. J’ai vécu, à un moment donné, dans la rue à côté de l’avenue King Edward (rue Nelson et rue York) pendant 8 ans. Je constate qu’il y a deux problèmes distincts : la circulation des personnes et la circulation des marchandises. On peut plus facilement traiter le premier grâce à des investissements supplémentaires dans le transport en commun et à une meilleure intégration entre la Société de transport de l’Outaouais (STO) et OC Transpo. Le gouvernement fédéral et la Commission de la capitale nationale (CCN) peuvent jouer un rôle important à cet égard. Le problème de la circulation des marchandises est, quant à lui, plus difficile à traiter. Aucun quartier résidentiel (y compris la Basse‑Ville et Côte‑de‑Sable) ne devrait être aux prises avec une circulation de camions de transport lourds qui causent de la pollution, du bruit, et des problèmes de santé mentale et de sécurité. Toutefois, construire un nouveau pont ne ferait qu’étendre le problème, et non le résoudre. La solution la plus vraisemblable est un tunnel reliant le pont Macdonald‑Cartier à l’autoroute 417, ce qui acheminerait les camions interprovinciaux sous terre. Une étude commandée par le gouvernement provincial et l’administration municipale a conclu qu’un tel tunnel serait réalisable et a recommandé d’effectuer une analyse plus approfondie au moyen d’une évaluation environnementale. Toutefois, le gouvernement fédéral a refusé de financer un tiers des coûts de l’évaluation environnementale et aucun progrès n’a été réalisé.

2. La Ville travaille à la réalisation de son Plan décennal de logement et de lutte contre l’itinérance. Pourtant, les problèmes d’itinérance, de manque de logements abordables et de désuétude du modèle d’hébergement persistent. Pouvez-vous définir :

a. Quel est, selon vous, le principal problème et quels moyens envisagez-vous pour y remédier? 

b. Un plan qui permettrait de remettre à chaque famille et à chaque personne en situation d’itinérance (près de 2 000 personnes par nuit à Ottawa) la clé de leur propre logement abordable

c. Un plan qui contribuerait à rendre abordable le logement des nombreux résidents d’Ottawa-Vanier qui consacrent actuellement plus de 30 % de leur revenu à se loger (il est important de noter que cela inclut les personnes qui vivent dans un logement locatif)

Réponse:  a. Compte tenu du fait qu’environ 12 000 résidents d’Ottawa ont besoin d’un logement et se trouvent sur une liste d’attente de 7 à 12 ans pour accéder à un logement financé grâce à des fonds publics, le Canada n’a pas réussi à mettre en œuvre des programmes efficaces qui produisent des résultats concrets pour régler la crise du logement actuelle. Vous vous demanderez ce qu’il en est de la Stratégie nationale du logement. Dans l’article de la Presse canadienne intitulé « Canada’s housing strategy having ‘limited’ impact on housing need, PBO says » (La Stratégie nationale sur le logement a une incidence « limitée » sur les besoins en matière de logement, estime le directeur parlementaire du budget), écrit par Christopher Reynolds, publié le 10 août 2021 et mis à jour le 11 août 2021, on peut lire que « le gouvernement fédéral a dépensé moins de la moitié du financement qui était alloué à deux importants programmes de logement, alors que le besoin en logements abordables s’accroît, de même que l’écart d’abordabilité, qui est de plus en plus énorme. Selon un rapport publié par le directeur du budget Yves Giroux, les retards dans la mise en œuvre des programmes de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), l’expiration des accords de logements communautaires entre les provinces et la SCHL et un virage vers des logements “abordables” plus chers comptent parmi les facteurs qui ont “limité l’incidence” de la Stratégie nationale sur le logement du gouvernement libéral. […] En avril, les militants pour le droit au logement ont accueilli favorablement la prolongation d’un an, à hauteur de 1,5 milliard de dollars, de la populaire Initiative pour la création rapide de logements. Ce programme, qui existe depuis un an, finance la construction de maisons modulaires et la conversion de propriétés existantes en résidences, créant ainsi 4 500 logements jusqu’à présent, soit 1 500 de plus que prévu. Cependant, les conservateurs affirment que le rapport montre que les libéraux n’ont pas atteint leurs objectifs ni rendu les maisons plus abordables, jugeant que les programmes sont en retard, mal gérés et inefficaces » (traduction libre). Le problème est que ces programmes ne peuvent créer qu’un nombre de logements abordables inférieur à nos besoins. En tant que député d’Ottawa‑Vanier, je me battrai pour faire construire 500 logements par année en partenariat avec Logement communautaire d’Ottawa. Il s’agirait d’investir 15 millions de dollars en capitaux propres qu’ils peuvent débloquer. Les familles seront évidemment un groupe prioritaire. En ce qui concerne le modèle désuet des refuges, je vais me battre pour que les 38 millions de dollars dépensés annuellement pour l’hébergement de personnes dans des motels et des refuges inadéquats soient plutôt investis dans la construction de logements abordables en diminuant la pression dans les opérations. b. Un gouvernement néo‑démocrate créera au moins 500 000 logements de qualité et abordables au cours des dix prochaines années, dont la moitié en cinq ans. Cet objectif sera atteint grâce à une combinaison de mesures efficaces mises en place en partenariat avec les provinces et les municipalités, qui renforcent la capacité des fournisseurs de logements sociaux, communautaires et abordables et offrent un soutien locatif aux coopératives. Afin de donner un coup de fouet à la construction de coopératives, de logements sociaux et de logements sans but lucratif, de briser l’impasse ayant empêché ces groupes d’avoir accès à des fonds, nous mettrons en place des fonds de démarrage rapide pour simplifier le processus de demande et aider les collectivités à obtenir l’expertise et l’aide dont elles ont besoin pour lancer des projets maintenant, et non dans des années. Je me battrai pour atteindre notre objectif à Ottawa. c. Les loyers moyens ont augmenté dans toutes les provinces l’an dernier et 1,6 million de ménages consacrent plus de 30 % de leur revenu pour se loger. Bien que nous ayons à cœur d’accroître l’offre de logements sociaux et communautaires, nous reconnaissons que les familles n’ont pas des années à attendre : chaque jour est une lutte et une inquiétude constante. C’est pourquoi un gouvernement néo‑démocrate apportera une aide immédiate aux familles qui ont du mal à payer leur loyer, tout en proposant des solutions à long terme à la crise du logement. En plus de notre programme d’aide au loyer, nous avons le plan ambitieux de rénover tous les bâtiments du Canada d’ici 2050 et tous les bâtiments construits avant 2020 au cours des 20 prochaines années, ce qui permettra aux Canadiennes et Canadiens de chauffer leur maison à plus faible coût.

3. La pandémie de COVID-19 a accentué le problème déjà croissant de la dépendance et des surdoses d’opioïdes, dont les conséquences sont largement concentrées dans le secteur d’Ottawa-Vanier. Veuillez décrire les plans que vous comptez mettre en œuvre, si vous êtes élu(e), pour remédier aux conséquences collectives et individuelles des dépendances et des surdoses, ainsi que les solutions que vous envisagez pour moderniser les services de santé et de lutte contre les dépendances à Ottawa.

Réponse: Il est déplorable de voir la crise des opioïdes ravager des familles de notre communauté, tandis que les gouvernements ne parviennent pas à répondre adéquatement à cette crise. Nous pouvons faire beaucoup plus pour sauver des vies et soutenir les personnes qui sont aux prises avec une dépendance aux opioïdes ainsi que des organismes comme Recovery Ottawa. Au sein du gouvernement, le NPD déclarera une urgence de santé publique et s’engagera à collaborer avec tous les ordres de gouvernement, les experts en santé et les Canadiens pour mettre fin à la criminalisation et à la stigmatisation de la toxicomanie, de sorte que les personnes qui luttent contre la toxicomanie puissent obtenir l’aide dont elles ont besoin sans craindre d’être arrêtées, tout en s’attaquant aux vrais criminels, soit ceux qui font le trafic de drogues illégales et en tirent profit. En tant que député, je presserai le gouvernement de travailler avec les provinces et les professionnels de la santé pour créer un approvisionnement sûr en substituts réglementés par la médecine aux drogues toxiques de la rue, appuyer les sites de prévention des surdoses et élargir l’accès aux traitements à la demande des personnes aux prises avec une dépendance. Le NPD s’est engagé à lancer une enquête sur le rôle que les sociétés pharmaceutiques ont pu jouer dans la crise des opioïdes et à demander à ces sociétés une indemnisation financière significative pour les coûts publics entraînés par cette crise.

4. Le marché By est la principale destination de notre ville. Comme vous le savez, la Ville a approuvé un plan d’aménagement du domaine public qui permettra de rajeunir et de moderniser le quartier et les espaces publics. Cependant, un plan sans financement ne reste qu’un plan. En tant que représentant(e) de notre capitale, vous engagerez-vous à financer le Plan du domaine public du marché By afin de soutenir le quartier le plus populaire de la ville?

Réponse: Le NPD est déterminé à aider les municipalités à financer les infrastructures publiques. En tant que députée d’Ottawa‑Vanier, que ce soit au gouvernement ou dans l’opposition, j’encouragerai le financement du Plan du domaine public du marché By. La revitalisation de cette zone est dans l’intérêt de notre ville et des résidents d’Ottawa‑Vanier. En même temps, je tiens à tenir compte des intérêts de tous ceux et celles qui considèrent le marché By comme leur maison, y compris les personnes qui sont sans logement. Tous les efforts visant à revitaliser cet espace devraient s’appuyer sur des engagements réels de la part de la Ville d’augmenter le nombre de logements avec services de soutien et le nombre de logements abordables dans tous les secteurs de la ville et de mettre en œuvre une stratégie « Logement d’abord », car tout le monde mérite d’avoir un logement. Bien sûr, comme je l’ai expliqué plus haut, un gouvernement néo‑démocrate sera un allié dévoué pour aider Ottawa à concrétiser cette réalisation. Jack Layton a consolidé un important soutien pour les municipalités dans « l’ADN » du NPD moderne. C’est pourquoi notre plateforme contient des engagements visant expressément à aider les municipalités à s’adapter aux effets des changements climatiques, à améliorer leurs systèmes de gestion et de recyclage des déchets, ainsi qu’à électrifier et à développer les transports publics. Il est temps que la Ville d’Ottawa ait un véritable allié au Parlement.

Christian Proulx  – Parti Vert

1. Voilà des dizaines d’années que la question du sixième lien a été soulevée et elle n’a toujours pas été réglée. En effet, les camions interprovinciaux circulent dans les rues du centre-ville – ce qui n’est pas nouveau – et malgré les changements survenus dans les habitudes de circulation en raison de la récente pandémie, le problème demeure. Si vous êtes élu(e), quelles mesures mettrez-vous en place pour régler le problème?

a. Laisser les camions circuler en plein centre-ville; 

b. Choisir une option pour le sixième lien et la mettre en place – veuillez préciser s’il s’agirait d’un tunnel ou d’un autre pont et expliquer votre réponse; 

c. S’assurer que, quelle que soit la solution retenue, celle-ci permettra de remédier au problème de la circulation des camions dans le centre-ville. 

Réponse: Ottawa est une métropole en croissance rapide et notre stratégie, notre planification et nos investissements en matière de transport interprovincial doivent être le fruit d’une réflexion prospective. Ils doivent soutenir une transition rapide vers l’énergie renouvelable au cours de la prochaine décennie, y compris l’adoption du train électrique à grande vitesse pour le transport de marchandises. En tant que député, j’insiste pour que la Commission de la capitale nationale prépare une stratégie interprovinciale de transport à long terme qui propose des choix durables et novateurs et qui favorise la transition vers des réseaux et des systèmes de mobilité à faible émission de carbone et résilients aux changements climatiques. La priorité doit être accordée au financement et à la collaboration avec les provinces de l’Ontario et du Québec, qui sont responsables des axes routiers importants. L’option choisie pour le « sixième lien » dépendra de mesures et de prévisions fiables des besoins et de l’utilisation. Pour ce qui est des camions qui doivent se rendre ailleurs qu’au centre‑ville d’Ottawa‑Gatineau, je ferais pression pour qu’une route de contournement ou un périphérique doté de ponts vers le Québec à l’est et vers l’ouest d’Ottawa soit aménagé à l’écart des secteurs actuellement peuplés. Un tunnel reliant les autoroutes de l’Ontario et du Québec est probablement la meilleure option pour le transport dans le secteur urbain.

2. La Ville travaille à la réalisation de son Plan décennal de logement et de lutte contre l’itinérance. Pourtant, les problèmes d’itinérance, de manque de logements abordables et de désuétude du modèle d’hébergement persistent. Pouvez-vous définir :

a. Quel est, selon vous, le principal problème et quels moyens envisagez-vous pour y remédier? 

b. Un plan qui permettrait de remettre à chaque famille et à chaque personne en situation d’itinérance (près de 2 000 personnes par nuit à Ottawa) la clé de leur propre logement abordable

c. Un plan qui contribuerait à rendre abordable le logement des nombreux résidents d’Ottawa-Vanier qui consacrent actuellement plus de 30 % de leur revenu à se loger (il est important de noter que cela inclut les personnes qui vivent dans un logement locatif)

Réponse:  À Ottawa‑Vanier, nos citoyens les plus vulnérables et démunis vivent dans la rue, en grande partie ignorés et privés du financement fédéral, provincial et municipal qui a déjà été prévu pour leur prise en charge dans le cadre d’une transition vers l’approche Logement d’abord. Des fonds sont disponibles, mais ils sont détournés aux fins de supposées « urgences » qui n’existent qu’à cause de la mauvaise gestion des principaux représentants élus. Secrètement, ils ont pour plan de chasser les sans‑abri du centre-ville et du quartier du marché By afin de créer un ghetto pour eux dans Vanier et dans la Basse‑Ville. Il n’est pas surprenant qu’après presque dix ans, le plan décennal d’Ottawa pour mettre fin à l’itinérance soit loin d’atteindre ses objectifs initiaux. Certains dirigeants ont déclaré l’état d’urgence en approuvant l’établissement de ce refuge énorme et mal avisé pour les hommes sans‑abri sur le chemin de Montréal. Ce serait notre plus grosse erreur et un autre sujet d’embarras à l’échelle nationale. Je crois qu’il est de la responsabilité de la Ville d’Ottawa de veiller à ce que le financement fédéral pour le logement abordable soit utilisé exactement dans ce sens, et non pour augmenter le nombre de lits dans les refuges d’urgence. Les experts dans le domaine de l’itinérance affirment que « les mégarefuges ne fonctionnent pas », contrairement aux politiques de Logement d’abord – qui permettent une économie de fonds publics (pour les soins de santé, le maintien de l’ordre, etc.) à long terme. Le mandat du mégarefuge implique que les hommes sans‑abri, trop souvent aux prises avec des maladies mentales et des dépendances, seraient envoyés non seulement d’autres secteurs d’Ottawa, mais également d’une grande partie de l’Est de l’Ontario, à Vanier. La présence de ces personnes par centaines dans les rues de Vanier n’est pas favorable à un quartier sûr et propice à la marche où les gens veulent vivre, posséder des propriétés et des entreprises, ou y investir. La Loi sur la stratégie nationale sur le logement du Canada reconnaît que le logement suffisant est un droit fondamental de la personne, mais de plus en plus de gens ont du mal à se payer un logement. De nombreux résidents d’Ottawa‑Vanier se heurtent à ces difficultés et consacrent plus de 30 % de leur revenu à se loger. J’appuie la mise en œuvre d’un programme rétroactif d’aide pour les arriérés de loyer afin de protéger les personnes à risque d’être expulsées ou de se retrouver à la rue. Nous pouvons protéger le parc existant de logements abordables en finançant l’achat d’immeubles par des organismes à but non lucratif et des coopératives de logement abordable et en fournissant du financement pour offrir des logements de qualité et écoénergétiques. Je ferais pression pour recadrer le mandat principal de la Société canadienne d’hypothèques et de logement afin de soutenir le développement de logements abordables, hors marché et d’habitations coopératives, par opposition à sa priorité actuelle qui est d’aider les prêteurs canadiens à atténuer les risques de l’investissement dans un logement.

3. La pandémie de COVID-19 a accentué le problème déjà croissant de la dépendance et des surdoses d’opioïdes, dont les conséquences sont largement concentrées dans le secteur d’Ottawa-Vanier. Veuillez décrire les plans que vous comptez mettre en œuvre, si vous êtes élu(e), pour remédier aux conséquences collectives et individuelles des dépendances et des surdoses, ainsi que les solutions que vous envisagez pour moderniser les services de santé et de lutte contre les dépendances à Ottawa.

Réponse: La possession à des fins personnelles et la consommation de drogues illicites doivent être décriminalisées afin que les personnes en difficulté aient un meilleur accès à un soutien médico‑social. Personne ne devrait être emprisonné pour possession de petites quantités de drogue, et la décriminalisation permettrait aux personnes (toxicomanes ou consommatrices) fortement touchées par la précédente politique antidrogue du gouvernement fédéral de réintégrer la société. Ceux et celles qui en ont besoin doivent avoir accès à un approvisionnement sûr en drogues réglementées par le gouvernement. Remplacer l’offre de drogues illicites toxiques aurait pour effet de réduire considérablement les risques d’intoxication et de surdose de fentanyl. J’augmenterai le financement accordé à nos organismes communautaires offrant des tests de dépistage des drogues et du soutien aux personnes qui consomment et veillerai à ce que des trousses de Naloxone soient facilement accessibles pour traiter les surdoses. J’accroîtrai le soutien aux services de santé mentale et autres services pour les personnes à la recherche de ces services. Une réglementation nationale des drogues axée sur la santé publique, comme c’est actuellement le cas au Canada pour l’alcool, le tabac et le cannabis, pourrait permettre un accès plus sûr à ces substances en plus de protéger les personnes et les communautés. Selon la substance et ses bienfaits et inconvénients potentiels, la réglementation pourrait aller des ordonnances médicales aux points de vente réglementés en passant par des établissements sous licence procurant un accès sûr aux adultes et protégeant les enfants et les adolescents.

4. Le marché By est la principale destination de notre ville. Comme vous le savez, la Ville a approuvé un plan d’aménagement du domaine public qui permettra de rajeunir et de moderniser le quartier et les espaces publics. Cependant, un plan sans financement ne reste qu’un plan. En tant que représentant(e) de notre capitale, vous engagerez-vous à financer le Plan du domaine public du marché By afin de soutenir le quartier le plus populaire de la ville?

Réponse: Nous pouvons faire beaucoup mieux que cette tentative modeste et rébarbative qui est surtout au service du profit, de la pollution et du stationnement, mais pas des gens. Les architectes conviennent que la vision conceptuelle présentée est modeste, tandis que son objectif perpétue la tradition de privilégier les voitures plutôt que les personnes. Le plus grand défaut du plan est qu’il écarte expressément et intentionnellement tout discours sur l’itinérance ou autre enjeu social relatif au marché By, notamment la criminalité. Cette imposture en matière de relations publiques ne fera qu’accentuer la division dans l’aménagement de ce qui est désigné comme le district le plus important d’Ottawa. On dit que le rapport approuvé est le fruit d’une vaste consultation publique, mais celle‑ci a été réalisée en tenant quatre fois plus de séances avec les propriétaires d’entreprise que les membres de la collectivité. Lisez entre les lignes. Oui, ce quartier historique a besoin de renouveau. Comme le dit Diane Deans : « Si l’on tue son centre, on tue sa ville ». Les gens veulent un espace public aménagé pour les piétons. Créons un plan plus audacieux en ce qui a trait aux éléments qui font de ce quartier une destination écologique, axée sur les personnes et propice à la marche. Nous devons remanier le plan pour mettre la destination et les gens en premier. En effet, j’appuierais le financement d’une vision qui présente une conception et une modernisation innovatrice et écoénergétique des bâtiments qui comportent des éléments extérieurs comme un couvert forestier, des revêtements perméables, des toits verts sur les nouveaux bâtiments et un concours de design. Cette vision peut et doit servir de modèle pour un avenir durable au Canada et dans notre quartier historique du marché By.

Jean-Jacques Desgranges – Parti populaire du Canada

1. Voilà des dizaines d’années que la question du sixième lien a été soulevée et elle n’a toujours pas été réglée. En effet, les camions interprovinciaux circulent dans les rues du centre-ville – ce qui n’est pas nouveau – et malgré les changements survenus dans les habitudes de circulation en raison de la récente pandémie, le problème demeure. Si vous êtes élu(e), quelles mesures mettrez-vous en place pour régler le problème?

a. Laisser les camions circuler en plein centre-ville; 

– Réponse: Le PPC comprend que le gouvernement fédéral doit faire preuve de retenue quand il s’agit de s’ingérer dans les affaires des gouvernements provinciaux et municipaux – cette ingérence crée toujours du gaspillage et des inefficacités, tout en réduisant l’imputabilité pour les prises de décisions. De plus, cela impose toujours des solutions qui ne répondent pas aux besoins spécifiques des communautés.

– Les Canadiens doivent aussi comprendre que Justin Trudeau, en raison des dépenses absurdes et téméraires, a laissé ce pays dans un état fiscal dangereux, ce qui limite les possibilités pour de nouveaux investissements, et ce, même en ce qui concerne les infrastructures essentielles.

– Cependant, le gouvernement fédéral doit jouer un rôle très actif dans le financement des transports interprovinciaux et, de façon plus importante, dans la bonne gestion des enjeux de la région de la capitale nationale (RCN), en travaillant étroitement avec les gouvernements provinciaux et municipaux ainsi que la Commission de la Capitale nationale. Une solution durable doit être mise en œuvre.

b. Choisir une option pour le sixième lien et la mettre en place – veuillez préciser s’il s’agirait d’un tunnel ou d’un autre pont et expliquer votre réponse; 

– Réponse: Un gouvernement PPC (et moi-même comme député) fera avancer la construction, reporté depuis si longtemps, d’un tunnel qui contournera, par le dessous évidemment, le centre-ville d’Ottawa et établira le lien essential entre l’autoroute 5 et l’autoroute 417. Cette option est clairement supérieure à la construction d’un nouveau pont puisqu’il fait meilleur usage des infrastructures existantes et évite les impacts négatifs sur l’environnement et les communautés hors du centre-ville. Les leçons apprises grâce au projet du tunnel pour le train LRT seront précieuses et aideront à assurer que ce projet essentiel est bien conçu et bien livré avec les mesures de sécurité appropriés.

c. S’assurer que, quelle que soit la solution retenue, celle-ci permettra de remédier au problème de la circulation des camions dans le centre-ville. 

Réponse: Il va sans dire que les projets déjà proposés vont devoir être subis à une étude afin de confirmer que le projet lancé répondra aux besoins actuels et futurs de la RCN, en prenant compte des technologies émergentes tels que les véhicules autonomes et l’évolution prévue de l’environnement urbain.

– Un gouvernement PPC (et moi-même comme votre député) collaborera avec les juridictions des gouvernements provinciaux et municipaux dans la bonne gestion des transports interprovinciaux tenant compte en premier lieu des besoins et exigences des résidents et une gestion ferme de la mise en œuvre du projet en vue des besoins actuels et futurs.

2. La Ville travaille à la réalisation de son Plan décennal de logement et de lutte contre l’itinérance. Pourtant, les problèmes d’itinérance, de manque de logements abordables et de désuétude du modèle d’hébergement persistent. Pouvez-vous définir :

a. Quel est, selon vous, le principal problème et quels moyens envisagez-vous pour y remédier? 

Réponse: À travers le pays, les Canadiens ont de plus en plus de mal à maintenir un niveau de vie acceptable, à trouver des emplois stables et à obtenir des logements adéquats.

– Cette crise est due en grande mesure aux politiques échouées du gouvernement fédéral, y compris l’immigration en masse et l’investissement étranger illimité, favorisés par Justin Trudeau.

–  Avec 400,000 nouveaux immigrants ou plus chaque année et avec des milliards de dollars d’investissement étranger dans des propriétés résidentielles qui restent vide, ça ne surprend pas que les logements sont vendus pour des sommes incroyables dans nos plus grandes villes.

– Avec l’immigration de masse et l’emploi excessif des programmes de main-d’œuvre étrangère temporaire, il n’est pas surprenant que les emplois d’entrée de gamme ne donnent plus un salaire décent et que tant de Canadiens soient repoussés dans la pauvreté et deviennent dépendants de l’État ; même que certains deviennent sans-abris.

–  Puisque le gouvernement Trudeau a abandonné tout effort de sélectionner les immigrants qui sont les plus aptes à bien s’intégrer dans la société canadienne, il est encore moins surprenant que tant des nouveaux canadiens soient incapables de se maintenir économiquement et deviennent eux aussi des sans-abris.

– La mauvaise gestion de la pandémie et l’inflation croissante qui suit l’impression téméraire d’argent pour compenser la fermeture économique inutile, ont bien sûr exacerbés ces tendances.

–  Un gouvernement PPC établira des cibles d’immigration raisonnables et éliminera le déficit budgétaire, créant les conditions où les Canadiens verront une croissance rapide dans leur revenu réel, mettant un niveau de vie acceptable à la portée de chacun.

b. Un plan qui permettrait de remettre à chaque famille et à chaque personne en situation d’itinérance (près de 2 000 personnes par nuit à Ottawa) la clé de leur propre logement abordable

– Réponse: Le gouvernement fédéral ne doit pas s’ingérer dans les efforts des municipalités pour soutenir les sans-abris et les aider à trouver des logements convenables. Les villes doivent avoir les ressources et la liberté de mettre sur pied les solutions qui répondent les mieux à leurs situations spécifiques. Cependant, il n’appartient pas à l’État, en dépensant l’argent des contribuables, de « donner » des logements abordables aux Canadiens qui sont capables de se soutenir eux-mêmes ou encore de devenir locateur pour encore plus de citoyens.

c. Un plan qui contribuerait à rendre abordable le logement des nombreux résidents d’Ottawa-Vanier qui consacrent actuellement plus de 30 % de leur revenu à se loger (il est important de noter que cela inclut les personnes qui vivent dans un logement locatif)

– Réponse: Le gouvernement fédéral ne devrait pas s’ingérer dans les marchés de l’immobilier et du logement ou encore, chercher à les manipuler pour obtenir un résultat spécifique. Les provinces et les villes doivent avoir les pouvoirs et le ressources nécessaires pour agir dans leurs juridictions sans ingérence du niveau fédéral.

–  Au niveau fédéral, la priorité doit être de renverser les politiques démographiques, économiques et fiscales de Justin Trudeau qui ont empêché tant de Canadiens d’atteindre un standard de vie acceptable.

3. La pandémie de COVID-19 a accentué le problème déjà croissant de la dépendance et des surdoses d’opioïdes, dont les conséquences sont largement concentrées dans le secteur d’Ottawa-Vanier. Veuillez décrire les plans que vous comptez mettre en œuvre, si vous êtes élu(e), pour remédier aux conséquences collectives et individuelles des dépendances et des surdoses, ainsi que les solutions que vous envisagez pour moderniser les services de santé et de lutte contre les dépendances à Ottawa.

– Réponse: Notre système de santé est l’un des plus couteux au monde et en même temps ne répond aucunement aux attentes des Canadiens. En particulier, l’approche actuelle ne sert pas du tout les plus vulnérables, y compris les Canadiens qui souffrent de santé mentale ou d’addiction. L’approche désert encore moins les Canadiens autochtones.

– Au Canada, nous possédons d’excellents professionnels de santé, des chercheurs innovateurs, des installations qui se comptent parmi les meilleures au monde. Ce sont l’absence d’imputabilité pour la mauvaise gestion du système, ainsi qu’une administration centralisatrice et gaspilleuse qui mine le succès de notre système de santé.

– Un gouvernement PPC respectera la juridiction provinciale dans de domaine de la santé selon la division des pouvoirs établi par notre Constitution et respectera la liberté des gouvernements provinciaux de cueillir les fonds nécessaires pour répondre aux besoins des citoyens.

– Sans ingérence du niveau fédéral, les communautés seront libres de développer et mettre en œuvre les solutions de santé qui répondent les mieux à leurs besoins locaux. Dans les régions où les résidents souffrent d’addictions aux opioïdes, les communautés sauront mettre à profit et de façon appropriées les pouvoirs ainsi que les ressources qui leur sont conférés.

4. Le marché By est la principale destination de notre ville. Comme vous le savez, la Ville a approuvé un plan d’aménagement du domaine public qui permettra de rajeunir et de moderniser le quartier et les espaces publics. Cependant, un plan sans financement ne reste qu’un plan. En tant que représentant(e) de notre capitale, vous engagerez-vous à financer le Plan du domaine public du marché By afin de soutenir le quartier le plus populaire de la ville?

– Réponse: Un gouvernement PPC sera entièrement engagé à réduire à zéro le déficit gigantesque qui est le résultat des dépenses téméraires et inutiles de Justin Trudeau. Nous devons être honnêtes avec les Canadiens et leur dire clairement comment la situation fiscale créée par les Libéraux est dangereuse y compris les retombés économiques négatives qui en découlent. Il faut aussi informer les Canadiens du travail long et difficile et des sacrifices qu’il faudra faire pour réparer les dégâts.

– Même si le contexte économique était plus favorable, un gouvernement PPC ne continuera pas la pratique de s’ingérer dans tout projet d’infrastructure de haut profil afin de tenter d’y retirer un avantage politique.

–  Les provinces et les villes doivent avoir les pouvoirs et les ressources nécessaires pour agir dans leurs juridictions et investir dans les projets qui reflètent les priorités et les intérêts de leurs résidents et ce, sans ingérence du fédéral.

– Toutefois, le gouvernement fédéral joue un rôle important dans le développement de la RCN. La CCN a également identifié le Marché Byward comme étant prioritaire. Un gouvernement PPC (en moi-même à titre de votre député) appuiera avec conviction la participation de la CCN dans les initiatives pour améliorer cet espace important.