Ottawa est une ville incroyable qui vise à devenir l’une des meilleures capitales au monde. Elle est composée de 108 quartiers aux caractéristiques uniques qui font la fierté de leurs résidents. Ottawa est aussi la capitale la plus froide au monde pendant la majeure partie de l’année, mais ses habitants jouissent pleinement des quatre saisons, même de l’hiver. La ville est constituée de trois zones distinctes : son centre, les banlieues et les zones rurales. Le présent article est un résumé des études menées par la Ville sur ses trois principaux secteurs et sur la mobilisation de la communauté sur les trois points suivants : 

1) Les normes d’entretien hivernal
2) Les normes d’entretien des secteurs spécialisés 
3) L’infrastructure – normes sur les trottoirs

Voici un résumé des études et des commentaires que mon équipe et moi-même avons transmis à la Ville, en fonction de la rétroaction des résidents et des entreprises de la Basse-Ville, de Côte-de-Sable et de Vanier :

1) Normes d’entretien hivernal

Lors de la fusion de la ville, une gamme de normes a été mise sur pied. Celles-ci s’appliquent au déneigement et à l’enlèvement de la neige sur les trottoirs et les routes. Ces normes sont en vigueur depuis 20 ans et nécessitent plus que jamais un réexamen exhaustif. L’équipe des opérations hivernales de la Ville est complexe et englobe plusieurs groupes, des travaux publics à OC Transpo, en passant par les équipes des parcs et des installations, des égouts et du réseau d’aqueduc. Des aspects de l’entretien dans certains secteurs sont même effectués au moyen de services contractuels. Toutes ces équipes interagissent entre elles, et souvent, elles se font mutuellement compétition pour l’espace leur permettant d’exécuter leurs différentes priorités de travail.

À cette fin, nous mettrons l’accent sur les différences entre le déneigement et l’enlèvement de la neige, ainsi que sur les niveaux de priorité des routes et des trottoirs au sein de notre communauté. La Ville a choisi d’établir des normes de déneigement en donnant la priorité aux routes. Ces priorités sont réparties en nombres allant des voies les plus achalandées et importantes pour aller jusqu’au réseau de rues résidentielles et aux culs-de-sac. Le degré de priorité dépend d’un certain nombre de facteurs, dont les trajets des autobus, les aires d’emploi et les zones d’amélioration commerciale.

De nos jours, diverses raisons font en sorte que ces normes ne fonctionnent pas. L’accès aux écoles, l’accès au transport en commun, le caractère mixte de certaines rues, la popularité de certains trottoirs résidentiels, le réseau de cyclisme hivernal et les préoccupations en matière d’accessibilité sont autant de facteurs qui contribuent à réévaluer l’approche stratégique. 

Voici quelques éléments que nous avons entendus de notre communauté :

  • La Ville devrait diviser l’approche pour l’entretien des routes et des trottoirs : Certaines routes sont importantes pour le réseau, tout comme certains trottoirs sont importants pour relier les communautés aux grandes rues, aux grands employeurs, aux espaces communautaires ou au transport en commun. Voici un exemple précis. Si vous êtes un résident de Côte-de-Sable et que vous travaillez dans le centre-ville, vos déplacements à pied ou à vélo peuvent nécessiter que vous utilisiez les trottoirs de Somerset, de Chapel, de Nelson et de Cumberland, qui ne sont pas tous sur une grande rue et qui sont donc entretenus trop tard dans le cycle d’entretien, car ils sont traités à un rythme de déneigement résidentiel où les attentes sont nettement inférieures en matière d’entretien. De plus, si vous êtes un résident qui travaille à Gatineau ou dans les banlieues, vous devez peut-être vous rendre à pied à l’autobus ou au train. Se rendre aux arrêts de transport en commun en toute sécurité est une autre facette de la problématique. Enfin, les campus universitaires ont un caractère unique pour les étudiants, les professeurs, les employés et la communauté; l’importance de multiples corridors piétonniers à destination et en provenance de la communauté, à destination et en provenance de la rue Rideau, à destination et en provenance du marché By a démontré les difficultés d’application des normes à l’heure actuelle.

Nous demandons au personnel de comprendre le volume unique de trottoirs résidentiels prioritaires, que le corridor routier pourrait être moins prioritaire dans le contexte du réseau (une voie, pas d’autobus, etc.).

  • Plus forte densité : Il y a de plus en plus de gens qui vivent en hauteur, ce qui signifie que l’importance des corridors résidentiels s’est accrue. À titre d’exemple, mentionnons Cumberland (dans la Basse-Ville), Wurtemburg et Landry/Charlevoix. Actuellement, la Ville ne tient pas compte de la densité de la population et de l’importance du trottoir.
  • Réseau cyclable : Alors que nous établissons des voies et des pistes cyclables et que nous définissons les priorités en matière d’entretien hivernal, nous devons aussi nous assurer que le déneigement et l’enlèvement de la neige tiennent compte des facteurs associés à la sécurité et qu’ils tiennent compte des liens les plus problématiques. Il est notamment question du corridor cyclable est–ouest (Beechwood, St-Patrick, Cobourg, Wilbrod/Stewart, Laurier, etc.), les voies sur McArthur, les plaques tournantes des quartiers, comme le pont Adawe (à destination et en partance du pont) et le très populaire lien de la rue Somerset Est.

Je pourrais donner bien d’autres exemples, mais je crois que ceux mentionnés donnent un petit aperçu des défis, et ils font ressortir le besoin d’actualiser les normes pour tenir compte à la fois des besoins actuels et futurs. Il convient également de songer à l’évolution des normes à la lumière de facteurs environnementaux, de l’accès équitable aux familles, du vieillissement de la population et de l’accessibilité.

En fin de compte, la Ville doit établir des objectifs pour l’ensemble de son territoire afin d’assurer un entretien rapide des routes, du transport en commun prioritaire, des aires d’emploi et des grandes rues. Elle doit d’autant plus investir des efforts dans les liens des quartiers et s’assurer que ceux-ci sont inclus dans les priorités révisées, particulièrement en ce qui concerne l’entretien des trottoirs.

2) Normes d’entretien des secteurs spécialisés

Le secteur que je représente comprend trois districts commerciaux : la ZAC ByWard, la ZAC du centre-ville et Rideau et la ZAC du quartier Vanier (chemin de Montréal, avenue Beechwood et chemin McArthur). Notre district commercial au cœur de la Ville joue un rôle important. La petite communauté d’affaires au rez-de-chaussée est la pierre angulaire de notre économie locale. Les districts sont à la fois source de fierté et de plaisir pour les résidents qui vivent dans les quartiers voisins et ils jouent un rôle important dans l’image projetée par notre Ville.

Lorsque vous marchez sur une grande rue, vous ressentez la fierté de la Ville. Beaucoup d’éléments sont à l’origine de cette perception, à savoir des trottoirs de qualité en béton, l’éclairage, les arbres, des arrêts d’autobus, des terrasses, des jardinières, l’agencement du mobilier urbain, la peinture des lignes, et plusieurs autres.

L’importance de ces grandes rues urbaines va bien au-delà de l’intérêt immédiat du voisinage et s’étend au sentiment de bienvenue qu’elles apportent aux résidents d’Ottawa et, dans une plus vaste mesure, aux touristes qui visitent notre capitale.

Le renouvellement de la majorité des grandes rues dans le centre de la Ville a été une bouffée d’air frais; ces investissements ont mis la barre encore plus haute et ils ont réinitialisé la référence pour l’aménagement recherché par notre Ville. 

Maintenant que ces volets sont en place et puisque les secteurs jouent un rôle important dans le soutien des environnements mixtes, la Ville doit renouveler son approche. Il est temps de mettre un terme aux réparations de trottoirs en béton en y appliquant de l’asphalte. La précision de notre entretien doit aller bien au-delà des poubelles vidées et des graffitis effacés. Nous devons rehausser notre sentiment de fierté, pour encourager les propriétaires d’entreprises à garder l’aire devant leur entreprise propre et bien rangée. Quand il s’agit de remplacer le mobilier urbain, la Ville doit respecter son investissement en s’agençant à la thématique du quartier. Nous devons être fiers et nous assurer que les trottoirs collants, les alcôves sales, les lumières brûlées et les corsets d’arbre remplis de mauvaises herbes sont chose du passé. Une façon d’y arriver est de mettre en place un chef des travaux publics pour chaque grande rue. L’objectif serait d’établir des attentes et des normes claires, d’investir dans le renouvellement du mobilier de manière appropriée, d’utiliser de l’équipement moderne pour nettoyer, notamment des laveuses à pression, et de réellement mettre en œuvre l’approche « une Ville, une équipe », c’est-à-dire de ne pas charger un groupe des déchets, un autre des réparations, un troisième des abris d’autobus. 

Avec les 100 millions de dollars dépensés dans les grandes rues au cours des dernières années, nous devons réinitialiser notre approche de cycle de vie et d’entretien pour maintenir nos grandes rues occupées et pour tenir compte des types de nettoyage en profondeur nécessaires pendant que nous traversons nos quatre merveilleuses saisons.

Lorsque des touristes viennent dans notre Ville, ils visitent les musées et le Parlement, et ils passent par le marché By. L’image laissée par le marché By leur reste imprégnée en tant que souvenir de ce qu’ils ont vu d’Ottawa, notre capitale. 

Nous devons considérer ces quartiers commerciaux urbains et les grandes rues comme la meilleure impression que nous pouvons laisser en tant que ville; tout comme lorsqu’on accueille des visiteurs chez soi, on s’assure que tout est nettoyé, bien rangé et sécuritaire.

J’ai confiance que cet examen nous permettra de relever les défis actuels en matière d’investissement dans le nettoyage, l’entretien et le cycle de vie dans ces domaines clés.

3) Infrastructure – normes sur les trottoirs

Au cours des dernières années, la Ville a procédé à la réfection de bon nombre de rues dans Côte-de-Sable et dans Vanier. Avant de faire des jaloux, laissez-moi expliquer les raisons principales derrière ces priorités : l’infrastructure souterraine vieillissante ou défaillante (les égouts et les conduites d’eau sous le réseau routier). Lorsque la Ville effectue de tels travaux, elle profite aussi de l’occasion pour réinitialiser entre autres choses le corridor, la largeur des voies, les trottoirs, les espaces verts, les passages pour piétons, les puisards et l’éclairage.

Le personnel responsable de l’infrastructure excelle dans son travail de collaboration avec les groupes communautaires et les résidents pour la mise en place de l’environnement résidentiel urbain auquel nous aspirons tous.

Ces derniers temps, nous avons défini une norme sur les trottoirs que la Ville visait à atteindre. Voici quelques aspects de premier ordre : les trottoirs plus larges sont une bonne chose, les puisards avec bouche d’entrée sont privilégiés, les poteaux d’électricité ne devraient jamais être dans les aires piétonnes.

La question que nous avons soulevée portait précisément sur les normes concernant les trottoirs résidentiels. La Ville d’Ottawa a visé l’établissement de trottoirs de type « rampe », ou trottoirs de style Toronto, puis d’éliminer au moyen de ce renouvellement les trottoirs traditionnels que nous voyons à Ottawa. Cette approche vaut son pesant d’or.

La Ville est un chef de file dans l’établissement d’environnements accessibles à tous, qui respectent les principes de « conception universelle » et s’engage à déceler, éliminer et prévenir les obstacles conformément à la portée et à l’application des Normes de conception accessible de la Ville d’Ottawa.

Les principaux facteurs à prendre en considération pour les normes en matière de trottoirs sont la recherche d’un équilibre entre l’accessibilité, les déplacements des piétons, la sécurité, les répercussions sur le stationnement et sur le cyclisme, la circulation, l’entretien et l’accès aux véhicules.

La préférence pour le passage à des trottoirs de style Toronto a été choisie à la suite d’une vaste consultation auprès des communautés.

Des années après ces consultations, alors que la norme entrait en vigueur, des défis sont apparus au grand jour et nous avons commencé à recueillir des commentaires sur le plus récent trottoir. Ce qui devait être une amélioration est devenu une source de préoccupations.

Je tiens à préciser que je ne suis en aucun cas opposé aux trottoirs de style Toronto (rampe). J’en suis venu à cerner les milieux pour lesquels nous avons reçu des plaintes, notamment de la part de résidents, de familles, d’aînés et de personnes handicapées.

Voici les principaux défis reliés aux trottoirs de type rampe : fréquence des voies d’accès, emplacements des poteaux d’électricité, murs de soutènement, largeur du trottoir, entretien hivernal.

J’ai le plaisir de constater que la Ville s’engage auprès des résidents et, en particulier, de la communauté de l’accessibilité pour faire évoluer nos normes, dans l’espoir que les défis mentionnés précédemment permettent également de choisir l’approche idéale de renouvellement des trottoirs et, ultimement, de mettre en œuvre des projets de réaménagement des rues résidentielles.

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