Le Plan directeur des infrastructures des parcs et des loisirs

Le Plan directeur des infrastructures des parcs et des loisirs est un plan mandaté par le gouvernement provincial pour examiner la croissance démographique. En fonction de la croissance démographique prévue à Ottawa au cours des dix prochaines années, la Ville a conçu un plan qui lui recommandera le type et le nombre d’installations à construire afin d’atteindre et de maintenir les niveaux de prestation recommandés (ratio résidents/installations).

La population d’Ottawa devrait augmenter de 155 000 personnes au cours des 10 prochaines années, ce qui portera la population prévue en 2031 à 1,2 million d’habitants. Le Plan officiel divise la ville en six secteurs géographiques appelés transects. À titre de référence, la Basse-Ville, la Côte-de-Sable et Vanier font partie des transects du centre-ville et du secteur urbain intérieur. Ces transects devraient connaître une croissance de 13 180 et 17 658 personnes respectivement au cours des 10 prochaines années.

Voici quelques éléments à prendre en considération au sujet de notre collectivité : https://mathieufleury.ca/ma-reflexion-sur-les-limites-de-quartier-dottawa/

Pour résumer, nous sommes la plus ancienne collectivité de notre Ville, ce qui signifie également que nous avons les plus anciennes installations qui sont les moins modernes pour promouvoir une aire de jeu standard. De nombreux programmes et sports ne peuvent bénéficier de nos centres communautaires et de nos piscines, car ils ne répondent pas aux besoins de base pour s’entraîner et jouer. Notre collectivité est celle dont les revenus sont les plus faibles de la Ville. Nous attendons de la Ville qu’elle rééquilibre les investissements dans les nouveaux espaces sportifs et récréatifs, notamment à l’intérieur, comme les complexes sportifs, les gymnases et les centres communautaires, afin d’appuyer le renouvellement et la modernisation des installations.

Le plan de croissance actuel offre certes des possibilités d’améliorations liées à la croissance, mais il ne s’attaque pas aux défis plus profonds auxquels nous sommes confrontés, comme les installations sportives et récréatives vétustes et peu performantes, et les niveaux de programmation inadéquats pour répondre aux divers besoins de notre collectivité (c.-à-d. : les jeunes, les adultes plus âgés et les membres de communautés racisées). Le futur Plan de gestion des infrastructures récréatives, dont la mise en œuvre est prévue pour 2024, suscite un certain degré d’espoir en offrant de nouvelles possibilités d’aires de jeu modernes aux résidents des collectivités urbaines.

Pour en savoir plus sur le besoin d’installations de loisirs dans le centre-ville, consultez le billet de blogue suivant : https://mathieufleury.ca/de-nouvelles-installations-de-loisirs-simposent-dans-le-centre-ville/

Tout au long de notre consultation et de notre examen du Plan directeur, nous avons mis l’accent sur les six types d’installations suivants : complexes récréatifs, centres communautaires, piscines, arénas, terrains rectangulaires et gymnases. Nous avons mis l’accent sur ces derniers parce qu’ils offrent le plus de possibilités de programmation récréative et sportive. Par exemple, un gymnase peut être utilisé pour une plus grande variété de sports et d’activités qu’un terrain de baseball.

Après notre lecture de l’ébauche finale et de nombreuses réunions avec le personnel de la Ville, nous étions préoccupés par de nombreux points, notamment le simple examen de la croissance à définir comme un plan directeur… Le 27 septembre, lors de la réunion conjointe spéciale du Comité des services communautaires et de protection et du Comité de l’urbanisme, nous avons présenté quatre motions visant à faire avancer le Plan. Ces motions consistaient en trois modifications et une directive à l’intention du personnel.

La première concerne les recommandations formulées pour l’aménagement de complexes récréatifs. Nous avons apporté deux modifications à cet article. La première modification ajoute qu’après la mise en œuvre du Complexe récréatif de Riverside-Sud déjà prévu, les installations futures doivent être envisagées en fonction des besoins les plus importants. Cela signifie que les transects ayant les niveaux d’aménagement les plus faibles (centre-ville, secteur urbain intérieur et secteur urbain extérieur) devraient figurer sur la liste des priorités pour les nouveaux complexes récréatifs. La deuxième modification ajoute que lors de l’examen de l’emplacement d’un nouveau complexe récréatif, la proximité des travailleurs doit être prise en compte. En effet, même si une personne vit à Orléans, si elle travaille au centre-ville, elle peut être encline à utiliser un centre récréatif situé à proximité de son lieu de travail. D’une certaine façon, cela augmente l’utilisation des installations dans les transects urbains.

Le deuxième point concerne les recommandations formulées pour les arénas. Dans la recommandation qui suggère l’élaboration d’une étude d’optimisation d’un aréna à patinoire unique qui chercherait à remplacer les patinoires existantes, surtout dans le centre-ville et dans le transect du secteur urbain intérieur et dans le transect du secteur urbain extérieur, nous avons ajouté que si les patinoires désaffectées doivent être déplacées vers un autre site, le surplus d’espace doit demeurer un actif de la Ville et être considéré pour d’autres utilisations récréatives ou pour le bien public. Nous pouvons toujours faire mieux en ce qui concerne les espaces communautaires, et le besoin d’un plus grand nombre de ces espaces est souligné dans le Plan directeur. S’il est bon d’améliorer les installations qui en ont besoin, comme les arénas à patinoire unique, il serait irresponsable de perdre complètement cet important bien récréatif de la Ville alors qu’il peut encore servir à la collectivité.

La troisième motion que nous avons présentée concerne les gymnases. Le Plan directeur recommande l’ajout de trois nouveaux gymnases en comptant les gymnases qui font l’objet d’une entente d’utilisation partagée. Nous pensons qu’il est plus important pour la ville d’investir dans des gymnases qu’elle gère plutôt que de compter sur les conseils scolaires. Les ententes d’utilisation partagée avec les conseils scolaires limitent également les périodes d’utilisation des gymnases, et n’oubliez pas que nous représentons la partie la plus ancienne de la Ville, ce qui signifie aussi que nous avons les écoles les plus anciennes. Les gymnases appartenant à la Ville offrent la possibilité d’une programmation de jour qui profitera grandement aux aînés et aux personnes qui travaillent en dehors des heures traditionnelles de 9 h à 17 h, y compris les aînés. De plus, avec l’augmentation des vagues de chaleur extrême et le besoin de centres de rafraîchissement, les gymnases appartenant à la Ville aideront à répondre à ce besoin croissant et à rendre nos collectivités plus résilientes et mieux préparées aux incidences climatiques. Par conséquent, nous avons demandé que ce qui suit soit inclus comme énoncé de stratégie dans la section sur les gymnases : Que la Ville réitère son engagement à donner la priorité au développement des gymnases appartenant à la Ville et gérés par elle et, selon les possibilités, à améliorer les niveaux d’aménagement.

Enfin, nous avons présenté une orientation au personnel en ce qui concerne les piscines intérieures. Étant donné que toutes les piscines ne sont pas égales, nous avons demandé à la Ville d’examiner les piscines dont les normes et les besoins en matière de programmes sont insuffisants afin de déterminer dans quel transect les prochains investissements aquatiques devraient être faits. L’objectif était de s’assurer que le personnel examine les piscines d’un œil plus critique et qu’il se rende compte que même si une piscine existe, sa capacité d’utilisation et de programmation ne correspond pas toujours aux normes des autres piscines « normales » de la Ville.

Bien que nous soyons heureux du résultat de nos motions, il est important que nous maintenions la pression sur la Ville et que nous veillions à ce que les recommandations ajoutées soient suivies et que des installations indispensables soient construites dans les zones de la Ville où elles sont le plus nécessaires. Je vous encourage à lire le document 4 du présent rapport sur le Plan directeur des infrastructures des parcs et des loisirs, qui comprend une analyse très intéressante qui fournit une optique de prestation de programmes pour répondre aux besoins en matière d’installations récréatives qui accompagneront le plan directeur, ainsi qu’un aperçu de certains des défis les plus courants en matière de prestation de services liés aux installations.

En conclusion, les infrastructures des parcs, des loisirs et des sports sont les bienvenues pour tous les résidents d’Ottawa. Elles offrent à tous les résidents certaines des expériences les plus agréables en matière d’apprentissage, d’activité physique, de socialisation, de divertissement et d’accueil. Elles sont utilisées par les enfants, les familles, les nouveaux arrivants, les aînés, tout le monde. La Ville doit s’assurer que chaque nouvel aménagement génère le niveau de revenu nécessaire à la construction de nouvelles installations. Ce plan, qui accompagne le Plan officiel, sera suivi d’une révision du Règlement municipal sur les redevances d’aménagement afin de s’assurer que les niveaux de ratio des objectifs de croissance sont atteints.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la communauté sportive d’Ottawa, sur son évolution grâce à la COVID-19, sur les possibilités et les risques existants, ainsi que sur certaines réussites veuillez lire ma mise à jour comme commissaire aux sports qui a été présentée récemment au Conseil.

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