Natif d’Ottawa, Michael Tayler s’est qualifié pour les Jeux olympiques de Tokyo de 2020 deux semaines seulement avant qu’il ne soit évident que l’épidémie de COVID‑19 devenait une pandémie.

Le 22 mars 2020, le Comité olympique canadien a annoncé qu’il n’enverrait pas nos athlètes aux Jeux olympiques cette année.

En avril, le Comité international olympique a annulé les Jeux de Tokyo en avril en confirmant que les athlètes déjà qualifiés pourraient participer aux Jeux de 2021.

« J’ai de la chance de m’être qualifié deux semaines avant l’annonce du retrait du Canada, explique le double olympien. Certains membres de mon équipe qui étaient censés disputer leur épreuve de qualification en mars doivent maintenant attendre l’an prochain. »

Il ajoute être à l’affût de la possibilité d’une reprogrammation de la Coupe du monde. Mais peu importe ce qui arrivera, Michael Tayler se concentrera sur son entraînement afin de s’améliorer et d’être prêt pour les Jeux olympiques de 2021.

Ce diplômé de la Nepean High School a toujours considéré Ottawa comme sa ville. Il a terminé ses études de premier cycle à l’Université Carleton et est resté membre de l’association Ottawa River Runners.

« Il est clair que beaucoup de choses ont changé », estime Michael Tayler, qui ajoute en riant que c’est probablement la période la plus longue durant laquelle il est demeuré à la maison depuis un bon bout de temps. Il est installé chez ses parents à Westboro au lieu de participer à des compétitions dans le nord de l’Italie et en France, qui avaient été prévues avant la pandémie.

« Certes, c’est différent d’être à la maison. Je m’adapte à la situation », explique-t-il, précisant que les séances d’entraînement sur différents parcours partout dans le monde lui manquent.

Ottawa est l’une des rares villes à avoir son propre parcours d’eaux vives au centre-ville – la « Station de pompage ».

C’est sur ce parcours de classe II que Michael Tayler faisait ses descentes de rapides pendant sa jeunesse.

Maintenant, 20 ans plus tard, à l’occasion d’un appel Zoom, l’athlète ottavien rappelle la façon dont a grandi sa passion pour ce sport.

« C’est une course contre la montre lorsque nous descendons les eaux vives, explique-t-il. Nous devons nous servir de l’eau; elle est plus puissante que nous, elle est plus forte que nous; par conséquent, pour aller le plus vite possible, il faut exploiter la puissance de l’eau. J’ai toujours aimé cette sensation. J’ai adoré mon sport dès le départ. Être sur l’eau, c’est quelque chose de formidable. »