Le 29 janvier dernier, le droit d’un francophone d’obtenir le journal quotidien dans la langue de son choix est devenu une priorité pour la Ville.

Le Droit est le seul journal quotidien en français de l’Ontario et, comme c’est le cas pour de nombreux journaux dans le contexte économique actuel, sa survie est menacée.

Le Droit a été fondé en 1913 comme moyen pour aider à protéger les droits des Franco‑Ontariens. Il est établi à Ottawa depuis 106 ans et a installé sa salle de presse et son siège social au cœur du marché By. Faisant partie du Groupe Capitales Média, après une fusion avec cinq autres journaux (tous au Québec sauf Le Droit) afin de former une coopérative et de regrouper certains services (et certains coûts) – information technologie, publicité et administration – son avenir à Ottawa est aujourd’hui malheureusement chose du passé.

Les quotidiens doivent changer et évoluer au même rythme que le monde qui les entourent; cependant, une chose est certaine, les résidents d’Ottawa, de l’est Ontario et de l’Ontario ont besoin de nouvelles locales en français et la présence des médias écrits est essentielle pour appuyer l’information et la voie de la minorité linguistique et de manière plus vaste une démocratie et une communauté engagée.

Les nouvelles sont essentielles, mais la manière dont les lecteurs souhaitent lire ces nouvelles est tout aussi importante, en ligne!

Le Droit était le seul quotidien francophone en Ontario; il est primordial d’avoir une salle de presse à Ottawa et d’avoir une présence permanente d’emplois pour la communauté francophone d’Ottawa.

Les francophones, en tant que minorité en Ontario, bénéficient du rôle important que joue Le Droit – ces journalistes ne font pas que rapporter les nouvelles, mais ils les vivent aussi notre réalité à Ottawa dans leur vie de tous les jours. À l’heure actuelle, 65 emplois ont été relocalisés à Gatineau. Puisqu’il est important de continuer de protéger les droits des Franco‑Ontariens, Le Droit, pour sa vocation et de sa création aurait dû demeurer à Ottawa.

Pour les francophones, avoir la possibilité de lire les nouvelles de la ville et de leur collectivité en français est tout aussi important que de lire les nouvelles de leur communauté qui arrivent chaque jour à leur porte et sur leur écran d’ordinateur.

J’estime qu’il était essentiel de conserver la salle de presse dans la capitale nationale afin de protéger les emplois des journalistes qui couvrent les événements de la minorité francophone d’Ottawa et de l’Ontario, ainsi que les correspondants dans l’est de l’Ontario.

Il y a de ça quelques semaines, mes collègues se sont joints à moi pour reconnaître l’importance du journal Le Droit pour Ottawa. Nous avons encourager le journal à collaborer avec la collectivité et le monde des affaires pour demeurer aligné avec leurs fondateurs, à Ottawa, en Ontario.

C’était avec fierté que j’annonçais l’adoption de ma motion à l’unanimité par le Conseil, laquelle a été appuyée par mon ancien collègue conseiller Stephen Blais.

Je ne souhaite rien enlever aux besoins d’information aux résidents de l’Outaouais québécois, eux aussi qui ont besoin et droit à leur information. Je suis heureux de voir que le gouvernement du Québec appui les médias écrits, cependant, cet investissement a un impact négatif sur la minorité francophone hors Québec.

Or, les choses ont beaucoup changé depuis ma motion. J’ai énormément de respect pour Denis Gratton et le journal Le Droit (https://www.ledroit.com/chroniques/denis-gratton/ce-netait-pas-cense-finir-comme-ca-e96d37241dbdaa77c53ada6a812d40b8), mais je demeure quand même extrêmement déçu de la décision du journal de quitter Ottawa pour Gatineau. La ville d’Ottawa et la province de l’Ontario ont besoin de ce quotidien francophone.

Nous avons malheureusement perdu une partie de nous, la minorité francophone d’Ottawa est autant à risque qu’à l’époque où les fondateurs ont fondé Le Droit, une institution qui était avec nous depuis plus 107 ans.

Le temps est venu pour les gouvernements de l’Ontario et du Canada d’investir afin de s’assurer que la minorité francophone de l’Ontario ait accès à une couverture des enjeux de notre communauté au quotidien.

On a Le Droit à l’information et les médias sont une partie importante de notre survie, assurons-nous de les protéger (tout en assurant l’innovation) et de leur permettre dans cette situation de grandir.

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