Lorsque chaque membre est assis autour de la table du Conseil, nous considérer de manière individuelle ou en tant qu’ensemble est tout aussi simple. Oui, nous représentons nos électeurs, nos quartiers – mais je pense qu’il est juste de dire que nous représentons aussi cette ville, ses valeurs et ses besoins alors qu’elle continue de croître et de prospérer.

C’est pourquoi, quand il est question de gouvernance, il est impératif que ce qui se produit autour de la table du Conseil soit juste et équilibré.

J’utilise le mot équilibré, car actuellement mes collègues urbains et moi-même avons de sérieuses réserves quant à un équilibre injuste au sein de certains comités qui exerce une grande partie de la prise de décision pour notre ville.

Le 21 février, notre Comité des finances et du développement économique a proposé le nom de cinq membres du Conseil afin de pourvoir les sièges laissés vacants par Tim Tierney, le conseiller de Beacon Hill-Cyrville.

Le processus de candidature de ces personnes était et est inadéquat. Le problème est que la procédure de gouvernance actuelle ne garantit pas que les membres des comités décident de leur président.

Il est estimé que dans le cas où le président d’un comité se retire, pour maintenir le quorum en vertu de la structure actuelle de comité, le vice-président devrait automatiquement en assumer les responsabilités de façon permanente.

Dans ce cas, les membres qui occupaient des postes de longue date au sein de ces commissions ont été démis de leurs fonctions pour un nouveau président qui n’a aucune expérience préalable sur les spécificités de ces comités.

C’est inacceptable.

De plus, il est estimé que pour assurer la continuité des comités du Conseil, mes collègues urbains et moi-même recommandons que seuls les membres actuels d’un comité puissent poser leur candidature pour la fonction de président. Dans le cas présent, s’il y a un besoin de nouveaux membres supplémentaires pour maintenir le quorum, ils devraient joindre le comité à titre de membre et non prendre les responsabilités de la présidence.

Cet enjeu de la gouvernance en est un que je n’ai aucune intention de laisser tomber en cours de route.

À titre de conseillers urbains, nous avons été laissés pour compte à la table du leadership par ceux qui prennent la décision.

Malgré les objections soulevées par les conseillers urbains, le 26 février le Conseil municipal a adopté les motions de nominations suivantes :

*Laura Dudas, conseillère du quartier Innes, à titre de vice-présidente du Comité des finances et du développement économique

*Glen Gower, conseiller du quartier Stittsville, à titre de membre sans fonction déterminée du Comité des finances et du développement économique et à titre de vice-président du Comité de l’urbanisme

*Matthew Luloff, conseiller du quartier Orléans, est recommandé au poste de président du Conseil d’administration de la Bibliothèque publique d’Ottawa

*George Darouze, conseiller du quartier Osgoode, à titre de membre du Conseil d’administration du Centre Shaw

*Rawlson King, conseiller du quartier Rideau-Rockcliffe, à titre de président du Sous-comité du patrimoine bâti (bien que Rawlson n’ait pas été choisi pour siéger au comité d’urbanisme, tous les rapports du BHSC sont transmis au comité d’urbanisme)

À titre d’exemple d’une occasion perdue de représentation adéquate, j’ai soumis ma candidature pour siéger au Conseil d’administration du Centre Shaw en vue de remplacer la conseillère Sudds. Que ce poste m’ait été accordé n’aurait pas été une nouveauté pour moi – j’ai déjà siégé à ce Conseil. À titre de représentant local, avec des projets à l’échelle de la ville, j’ai jugé que le conseiller local conviendrait mieux à ce poste. Je pourrais parler des enjeux du quartier, des nouvelles locales et être une voix à l’échelle de la ville pour l’organisation.

Ce qui ne veut pas dire que mon collègue qui siégera maintenant à ce Conseil d’administration ne fera pas un excellent travail, c’est juste une autre occasion manquée de représentation urbaine locale.

Et cette occasion manquée démontre bien un problème plus important encore.

En quoi ce qui a été autrefois une question de pourquoi est maintenant devenu une question de pourquoi pas?

Pourquoi ne pas permettre aux conseillers urbains d’avoir voix au chapitre au sein de ces comités pertinents?

Pourquoi ne pas permettre à un conseil d’être juste et équilibré?

Une ville a besoin de tous ses représentants – peu importe leurs allégeances – pour travailler ensemble afin de réaliser de grandes choses. Continuer à créer une fracture entre les préoccupations urbaines et les enjeux ruraux est absurde, faute de meilleur mot. Nous sommes tous des résidents de cette ville.

La seule chose qui manque maintenant, ce sont les voix d’une vaste majorité de ces résidents aux tables, et c’est important.