Réunion d’urgence du Conseil : Les résidents ont besoin d’une solution 

le 7 février 2022

La ville d’Ottawa se trouve prise en otage depuis onze jours et ça se poursuit. Comme vous, je suis frustrée et en colère. 

Ottawa a été la cible de nombreuses manifestations au fil des ans. Mais jamais une manifestation n’a été autorisée à devenir une occupation illégale des infrastructures locales essentielles. Il y a eu des manquements en matière de leadership à plusieurs égards et sur plusieurs plans. Et nos voisins continuent à en payer le prix. 

Je sais que vous êtes aussi dégoûtés que moi par le rejet des responsabilités et les prétextes que nous avons connus jusqu’à présent. 

Les différents corps policiers et tous les ordres de gouvernement doivent s’unir et utiliser immédiatement tous les outils à leur disposition pour mettre fin à cette occupation et permettre au système judiciaire de fonctionner. 

Si des règlements ou d’autres instruments doivent être modifiés pour donner des pouvoirs différents ou supplémentaires aux organismes d’application de la loi, faisons ces modifications rapidement. Au Conseil, plus tôt aujourd’hui, j’ai présenté et appuyé plusieurs motions portant sur les camions stationnés avec les moteurs qui sont allumés sans cesse, le bruit des klaxons, l’intervention du gouvernement provincial et fédéral, le financement urgent pour les entreprises et employés locaux et la condamnation sans équivoque du racisme et de la discrimination dont fait preuve l’occupation illégale. 

En tant que capitale, cette manifestation ne sera pas notre dernière. Ottawa, en tant que capitale, doit avoir des processus en place pour faciliter les manifestations réellement pacifiques. Cependant, on ne peut pas mettre en péril le bien-être et la sécurité des résidents ni obliger les entreprises à fermer. 

L’intimidation et le non-respect des lois ne sont pas les bienvenues dans notre ville. 

L’occasion de remettre en question la prise de décision politique ou son absence viendra. Quand le temps sera venu, je demanderai au Conseil de soutenir une enquête sur la manière dont cette situation a été gérée et sur les leçons que nous devrons tirer pour éviter de répéter les mêmes erreurs. 

Mais il est temps de s’unir en tant que communauté.  

De plus, j’ai communiqué avec l’avocat Paul Champ pour confirmer que le secteur géographique des personnes qui peuvent participer au recours collectif contre les personnes à l’origine de cette occupation illégale inclut notre communauté. Nous pourrions avoir besoin d’une aide juridique supplémentaire pour prévenir les conséquences de l’occupation et en faire le suivi. 

Nous sommes frustrés. Nous en avons assez. Mais nous ne sommes pas impuissants. 

Le temps est écoulé pour les occupants illégaux. 

Les autorités doivent agir, les citoyens et entreprises nous l’implorent.