Train léger – Un projet municipal complet

Le 6 mars dernier, le Conseil a adopté l’Étape 2 du projet de train léger. Nous attendons encore avec impatience la mise en service des installations de l’Étape 1, qui sont l’épine dorsale de notre futur réseau de transport en commun. Il ne fait aucun doute qu’elles transformeront pour le mieux l’expérience des usagers de la capitale.

Bien que déçus par le retard de l’Étape 1, nous protégeons les intérêts des contribuables en retenant les paiements. Aucun paiement n’a donc été fait au Rideau Transit Group (RTG) depuis février 2018. Je crois fermement que nous devons tirer des leçons de cette étape, puis aller de l’avant avec le prolongement de notre réseau de train léger dans tous les quartiers d’Ottawa.

Conformément aux dispositions contractuelles visant à protéger la Ville contre les dépassements de coûts, nous continuons de faire le suivi de tous les coûts supplémentaires, qui seront déduits des sommes dues au RTG.

Même si la Ville et OC Transpo doivent encore composer avec le risque d’atteinte à leur réputation puisque les retards de l’Étape 1 persistent, il convient de souligner que le partenariat public-privé sert les intérêts des contribuables en absorbant les coûts supplémentaires. Vous trouverez ci-joint une diapositive instructive sur les leçons tirées de l’Étape 1.

Nous devons continuer d’améliorer et de clarifier la communication sur les consultations, les rapports et les approbations du Conseil. De nombreuses questions soulevées au cours des deux dernières semaines ont été posées par le Conseil en mars 2017. À ce moment, le Conseil s’était engagé à aller de l’avant avec l’Étape 2 du projet de train léger et avait approuvé le modèle et le processus d’approvisionnement pour celle-ci.

Depuis, plusieurs mois se sont écoulés et une élection municipale a eu lieu, à l’issue de laquelle sept nouveaux membres ont rejoint la table du Conseil, membres qui n’étaient pas nécessairement au courant du processus d’approvisionnement.

Les décisions du Conseil ont parfois une incidence considérable sur la future prise de décisions. À la réunion de mars 2017 du Conseil, nous avions également demandé au personnel de lancer le processus d’approvisionnement et de soumettre des recommandations quant aux soumissionnaires privilégiés (futurs constructeurs). Le personnel de la Ville a ensuite assuré l’exécution de cette directive, qui a pris la forme d’une entente juridique entre toutes les parties, y compris les organisations ayant soumis une proposition pour l’Étape 2 du projet de train léger.

De nombreuses personnes se demandaient pourquoi nous ne pouvons pas revenir sur certains éléments de cette entente. Nous souhaitons tous que le projet se déroule sans heurts. S’il est vrai que le coût de l’Étape 2 a dépassé de 1,2 milliard de dollars le budget prévu, cela s’explique en partie par les 700 millions de dollars investis dans les projets d’immobilisations municipaux, qui ont été regroupés avec les travaux de l’Étape 2.

Les membres du Conseil étaient massivement en faveur de l’Étape 2 du projet de train léger, qui prévoit un prolongement du réseau dans trois directions différentes (est, ouest et sud). Le soumissionnaire retenu pour le prolongement de la Ligne de la Confédération vers l’est et l’ouest est East-West Connectors, un partenariat dirigé par Kiewit et Vinci. Le contrat pour le prolongement de la deuxième ligne – la Ligne Trillium –, à partir de la station Bayview, a été octroyé à TransitNEXT, une filiale de SNC-Lavalin. SNC-Lavalin répondait à tous les critères, et la firme a été choisie comme soumissionnaire privilégié à la suite d’un processus d’examen exhaustif. Autrement dit, les enjeux politiques qui visent actuellement SNC-Lavalin ne concernent en rien les Étapes 1 et 2 du projet de train léger à Ottawa.

Nous avons amorcé la construction du réseau de train léger parce que, durant les heures de pointe, les rues Slater et Albert ne peuvent accueillir davantage d’autobus. OC Transpo utilisait au départ des autobus conventionnels, puis des autobus articulés, et recourt, depuis quelques années, aux autobus à deux étages pour répondre à la demande. Le seul moyen de régler la congestion liée aux autobus consiste à se tourner vers un réseau souterrain.

Notre centre-ville est aux prises avec des problèmes de congestion routière quotidiens que l’Étape 1 ne suffira pas à régler. Nous voulons que la majorité des résidents aient accès au transport en commun. L’Étape 2 nous permettra de réaliser cet objectif, puisque 77 % des Ottaviens résideront dans un rayon de cinq kilomètres d’une station de train.

Les travaux de l’Étape 1 sont presque terminés : la majorité des stations ont reçu leur permis d’occupation, les 34 trains ont été fabriqués et les systèmes de sécurité et de technologie de l’information sont actuellement mis à l’essai. Avant la mise en service, une vérification sera effectuée par un vérificateur de sécurité indépendant, et nous entamerons une période de 12 jours d’essai de l’horaire complet du réseau durant laquelle les trains passeront comme ils le feront après la mise en service, mais sans passagers. Si les résultats s’avèrent probants, le réseau de train léger sera officiellement mis en service peu de temps après. La fiabilité du réseau et la sécurité sont nos priorités à cette étape d’essai et de mise en service.

Nous ne pouvons plus attendre. Les quartiers suburbains et ruraux de l’est, de l’ouest et du sud de la ville doivent être reliés à un réseau de transport en commun rapide et efficace pour qu’Ottawa devienne une capitale moderne. Peu importe où ils habitent, tous les résidents d’Ottawa devraient pouvoir se déplacer facilement.

L’Étape 2 n’est pas parfaite. OC Transpo devra miser sur le service offert sur les rues principales des quartiers urbains, notamment les chemins de Montréal et Merivale, la rue Bank et les avenues Bronson et Carling. Cependant, la solution ne consiste pas à élargir les rues ni à y accroître la circulation automobile. Différentes mesures de priorité au transport en commun sont actuellement étudiées pour ces couloirs afin que le service de transport en commun y soit le plus fiable possible, sans retard.

Un réseau de transport en commun bien rodé est synonyme d’importants débouchés pour Ottawa. Pour faire les choses correctement, le Conseil doit faire preuve de cohésion en maintenant les investissements dans le transport en commun moderne, investissements qui contribueront à réduire la congestion routière, à diminuer les émissions de gaz à effet de serre et à faire globalement d’Ottawa une ville plus attrayante et conviviale.

Note de Service_Étape 2 du projet de train léger sur rail

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