La Basse-Ville regorge de caractéristiques particulières et enviables : commerces de détail, restaurants, habitations patrimoniales, familles, résidents et environnements de travail y côtoient quelques-uns des espaces et des parcs urbains les mieux réussis.  

Nous sommes également confrontés, au sein même de ce quartier urbain, à des défis découlant peut-être de la concentration de services et de refuges d’urgence. 

Cet enjeu est amplifié par l’arrivée du beau temps. Ajoutons à tout cela une pandémie et nous voilà aux prises avec des défis parfois sans précédent.  

On pourrait croire que ces défis sont récents, mais il n’en est rien.  

Consommation et trafic de drogue, investissements insuffisants et mal coordonnés dans le logement, manque de réaction et de soutien immédiats efficaces et coordonnés en matière de santé mentale. 

Ottawa est confronté à de GRAVES problèmes urbains qui, dans le cas qui nous occupe, sont concentrés dans un seul secteur de la ville.  

Les points de vue sur la situation varient. Résidents, clients, chefs d’entreprise, employés des services sociaux et intervenants du tourisme témoignent tous de réalités auxquelles notre collectivité est selon eux confrontée. Le temps est venu de s’entendre sur des mesures apaisantes qui mèneront à des solutions constructives.  

Je m’engage sans conteste à promouvoir de telles solutions efficaces et permanentes.  

J’ai désigné trois mesures phares qui, à mon avis, contribueront à atténuer les problèmes. Je vous invite à mettre l’accent sur les points suivants :  

  • Accroître la présence de la Ville sur le terrain 24 heures par jour, 7 jours sur 7, en coordonnant les services de proximité et les interventions en santé mentale, en intégrant les solutions en matière de logement d’urgence aux campements, en réagissant face au trafic et à la consommation de drogue dans la collectivité, en organisant des activités de ramassage des aiguilles et en intégrant l’Équipe de ressources de quartier du Service de police d’Ottawa. 
  • Nous devons obtenir un doublement du financement du programme d’approvisionnement sûr. Ce programme, qui était au départ un projet pilote comptant 25 consommateurs et qui en attire aujourd’hui 355, a prouvé son efficacité, mais les besoins sont largement supérieurs. Il faut à présent nous assurer que tous puissent s’approvisionner en sécurité. Un approvisionnement sûr permet en effet d’éliminer bon nombre des répercussions de la consommation de drogue dans notre collectivité. Une drogue propre et délivrée sur ordonnance permet d’éviter la commission de crimes mineurs destinés à payer les drogues illégales, de rendre inutiles les contacts avec les trafiquants et de réduire les conséquences parfois mortelles de ces drogues illégales.  
  • Nous devons investir dans le logement permanent. Il faut inonder la ville et ses collectivités d’investissements dans le logement, grâce à des programmes de priorité au logement et de logement en milieu de soutien. Nous devons repenser l’ancien modèle, fermer les refuges temporaires par attrition et créer des logements.  

Je ne ménagerai aucun effort pour mettre en œuvre ces stratégies. 

De telles solutions requièrent par ailleurs un engagement de tous les représentants élus, notamment les membres du Conseil ainsi que nos collègues provinciaux et fédéraux de la capitale.  

Si nous collaborons tous à la résolution des problèmes et à la poursuite des mêmes objectifs, nous constaterons des progrès et retrouverons un juste équilibre dans notre collectivité.