Une ancienne paralympienne offre un coup de main pour relier des familles aux athlètes

Personne ne peut se préparer à une pandémie, et encore moins à une pandémie qui force beaucoup d’entre nous à rester loin de nos amis et de notre famille. 

Lorsque la COVID-19 a frappé notre ville en mars 2020, beaucoup d’entre nous ont adopté un mode de vie virtuel. Pour le travail, les rassemblements et même les réunions de famille, nous avons passé les deux dernières années à nous connecter par le truchement d’écrans. 

C’est le cas pour les événements sportifs, surtout pour la famille et les amis. Encourager vos proches a pris un tout nouveau tour. 

Cela n’a jamais été aussi vrai ou visible qu’avec les Jeux olympiques et paralympiques. En grande partie, les tribunes sont restées vides. La section des applaudissements est restée ici, au Canada, alors que notre équipe voyage sans ses plus grands partisans.

C’est là que du bon peut sortir des ténèbres d’une pandémie. 

Karolina Wisniewska, triple championne paralympique de ski alpin et membre du Temple de la renommée paralympique canadien, a un rôle extraordinaire à jouer dans ces Jeux paralympiques. En tant que chef de mission adjointe de l’équipe paralympique canadienne de Beijing 2022, elle sera l’intermédiaire entre la famille et les amis, et les athlètes. 

« Il s’agit d’un rôle de mentor virtuel », a expliqué Mme Wisniewska, redoublant que, comme elle avait déjà joué le rôle de mentor aux Jeux paralympiques de 2006, elle a abordé ce poste avec une certaine compréhension, mais cette fois, ses pieds sont restés fermement sur terre, ici au Canada. 

Cette fonction a été conçue uniquement en raison de la pandémie. Mme Wisniewska se rend disponible pour soutenir les familles des athlètes, quel que soit leur rôle, même s’il s’agit de discuter avec elles de ce à quoi elles peuvent s’attendre pendant ou après une compétition.

Il s’agit également d’élever l’esprit des Canadiens. 

« Il s’agit d’unir les gens et de rendre les jeux moins isolants, d’aider les athlètes à se sentir moins seuls et d’aider les familles à se sentir connectées », a-t-elle soutenu. 

« En tant qu’athlète, c’est extrêmement passionnant. On travaille toute sa vie pour être là. Mais c’est difficile parce qu’on est seul(e). Et peut-être que c’est ainsi que le voyage est censé se dérouler; tout seul(e) ou entouré(e) par votre famille, vous pouvez toujours l’aborder comme vous le feriez normalement », a-t-elle insisté. 

Le terrain de jeu se trouve dans le terrain de jeu, a ajouté Mme Wisniewska, se disant heureuse d’être ici pour rappeler aux athlètes que c’est tout ce qui compte.

Mme Wisniewska a déclaré qu’elle aurait aimé se rendre à Pékin, mais elle se sent privilégiée d’avoir l’expérience nécessaire pour occuper ce rôle virtuel et offrir les ressources et l’aide nécessaires. 

« J’aimerais pouvoir être là, mais je suis heureuse de faire ce que je peux d’ici. »